Contenu

Agro-écologie

Le projet agro-écologique pour la France présenté en 2012 vise à donner une perspective ambitieuse à l’agriculture en engageant la transition vers de nouveaux systèmes de production performants dans toutes leurs dimensions : économique, environnementale, et sociale.

Pourquoi un Projet agro-écologique?

  • produire autrement en repensant nos systèmes de production, en les basant sur une utilisation optimale des ressources et des mécanismes naturels ;
  • préserver les ressources sur lesquelles s’appuie notre production agricole et dont nous dépendons ;
  • répondre à la demande légitime de la société d’engager l’agriculture vers de nouveaux modèles de croissance possibles.

En quoi consiste le Projet agro-écologique?

Le projet agro-écologique vise à faire progresser simultanément la performance économique, la performance environnementale et la qualité sociale des systèmes de production pour les agriculteurs comme pour la société.
Il vise ainsi à produire autrement en repensant les systèmes de production.
Pour développer des pratiques agro-écologiques, il est essentiel de considérer non pas chaque parcelle indépendamment, mais bien l’ensemble de l’exploitation agricole dans une approche globale où les différents éléments sont en synergie

L’enjeu aujourd’hui est de mettre en mouvement l’ensemble des agriculteurs et des acteurs du secteur, pour qu’une majorité des exploitations françaises soient engagées dans l’agro-écologie à horizon 2025.

Pour cela, un plan d’action couvrant les différents sujets (formation, accompagnement des agriculteurs, soutiens financiers, etc.) a été défini en co-construction avec l’ensemble des partenaires.

Produire autrement, c’est :

1.Former les agriculteurs. L’un des volets essentiels du projet agro-écologique est de mettre au point et diffuser de nouvelles pratiques agronomiques et d’élevage.

2.Développer et animer des projets collectifs. La transition agro-écologique s’appuie sur les collectifs d’agriculteurs, la mise en commun de projets et le retour d’expérience des « pionniers ».

3.Réduire l’utilisation des produits phytosanitaires. Diminuer les phytos, c’est mieux gérer les risques sanitaires de la production végétale, tout en protégeant ceux qui utilisent ces produits, mais aussi les riverains et les consommateurs.

4.Conseiller les agriculteurs. L’accompagnement des agriculteurs par les acteurs et réseaux du développement agricole a une importance décisive dans l’évolution de l’agriculture française vers l’agro-écologie.

5.Aider la transition. Les soutiens publics peuvent être mobilisés pour accompagner la transition agro-écologique, notamment dans le cadre de la politique agricole commune (PAC), dont la déclinaison en France a été conçue afin de poursuivre cet objectif.

6.Encourager l’agriculture biologique. Mode de production respectueux de l’environnement et du bien-être animal, l’agriculture biologique s’intègre pleinement dans le projet agro-écologique pour la France.

7.Engager et mobiliser les filières et les territoires. Réussir la transition agro-écologique, c’est trouver des alliances et des synergies au sein d’un même territoire entre la collectivité, les citoyens, les agriculteurs, les filières, pour les articuler entre elles et développer des coopérations territoriales.

8.Diminuer le recours aux antibiotiques vétérinaires. La politique de lutte « une seule santé » est mise en oeuvre tant dans le domaine humain que vétérinaire.

9.Sélectionner des semences adaptées. La diversité des ressources génétiques végétales, leur caractérisation et leur conservation sont essentielles pour contribuer à l’adaptation des plantes au changement climatique, à la durabilité des modes de production, et au développement d’une grande diversité de plantes cultivées

10.Enrichir les sols avec l’initiative 4 pour 1000. Une augmentation minime du stock de carbone des sols a des effets majeurs, tant sur la productivité agricole que sur le cycle mondial des gaz à effet de serre.

11.Encourager l’apiculture. La France a tous les atouts pour être un grand pays apicole, en agissant à la fois sur la santé de ces pollinisateurs, sur la biodiversité essentielle à leur environnement et sur la structuration de la filière apicole.

12.Utiliser l’arbre pour améliorer la production. En utilisant tout l’espace et toutes les ressources disponibles, l’agroforesterie améliore le rendement des terres agricoles et la productivité des exploitations agricoles.

Lire ici le Rapport d’étude, de janvier 2016, sur la perception de l’agro-écologie par les agriculteurs français.

GIEE : groupements d’intérêt économique et environnemental
Les GIEE sont un outil structurant pour porter des projets collectifs permettant une modification ou une consolidation des pratiques agricoles des agriculteurs en visant une performance à la fois économique, environnementale et sociale.
 
1ère nuit de l’agro-écologie : échanges et convivialité en Pays de la Loire
Le 23 juin 2016 a eu lieu la 1ère nuit de l’agro-écologie. Partout en France, les agriculteurs ont expliqué le sens de leur engagement aux citoyens venus à la rencontre de ceux qui font l’agro-écologie au quotidien, afin de découvrir leurs pratiques et d’en débattre. En Pays de la Loire, de nombreuses manifestations se sont déroulées au cours de cette nuit riche en découvertes, échanges et convivialité.