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Bilan de l’année agricole : une année 2019 fructueuse pour les filières porcine et laitière

 

En 2019, les conditions météorologiques sont favorables aux cultures d’hiver mais pénalisent celles d’été qui souffrent, en prime, de restrictions d’irrigation. Compte tenu d’une production mondiale abondante, et malgré une demande présente, les cours des céréales sont sous pression. En légumes, à l’exception du melon, la hausse sensible des cours estivaux, occasionnée par une offre amoindrie, évite quelques mauvais bilans. En fruits, l’année est satisfaisante en poires, plus difficile en pommes. Le temps n’a pas épargné la vigne, les rendements sont à nouveau en baisse. Les achats et les prix au négoce sont corrects. Les cheptels bovins poursuivent leur érosion, conséquence de la décapitalisation débutée en 2016. Grâce à la bonne productivité des vaches laitières, la collecte est stable avec des prix revalorisés engendrés par une demande mondiale active. Le marché reste lourd pour les éleveurs de bovins finis ; celui du maigre est en demi-teinte. L’année est exceptionnelle pour la filière porcine avec une demande asiatique soutenue et des cours qui s’envolent. Les cours des œufs de consommation maintiennent une certaine fermeté sous l’effet du repli de la production nationale et de l’intérêt de la demande. Les abattages régionaux de volailles de chair reculent pour toutes les espèces pour des raisons structurelles et conjoncturelles.

Economie internationale

La croissance mondiale ralentit en 2019, conséquence du conflit commercial sino-américain qui engendre des incertitudes et affecte les exportations et les investissements des entreprises. L’économie des nations émergentes en pâtit. S’ajoutent à ce contexte le recul des cours du pétrole et les sanctions occidentales à l’encontre de la Russie, l’atonie de la demande intérieure en Chine et en Inde, pays également affaibli par un taux de chômage élevé. Le Brésil fait face à la chute de sa production de minerai de fer et aux difficultés de mise en œuvre de ses réformes libérales et de l’accord du Mercosur. Côté anciens pays industrialisés, la croissance japonaise, tournée vers l’extérieur, est faible et celle de la zone euro piétine. Les tensions mondiales et les inquiétudes liées au Brexit fragilisent le secteur manufacturier, notamment automobile, et donc son pays « moteur » qu’est l’Allemagne. L’économie française, qui repose en partie sur la consommation des ménages, résiste mieux. En effet, sous l’effet des mesures fiscales en leur faveur, et du repli du taux de chômage et de l’inflation, ces derniers accroissent leurs dépenses et stimulent les investissements des entrepreneurs. La croissance américaine reste solide grâce à la vigueur de ses exportations et de la consommation intérieure favorisée par les baisses d’impôts et du chômage.

Météorologie : l’année 2019, marquée par une sécheresse et deux épisodes caniculaires, est la troisième année la plus chaude depuis 1900, derrière 2018 et 2014

Le début d’année 2019, très ensoleillé et particulièrement tempéré, se caractérise par une pluviométrie insuffisante pour réalimenter efficacement les nappes phréatiques. Au printemps, période où les nappes commencent à se vider, la situation se dégrade. Les précipitations restent déficitaires et une sécheresse de surface s’installe. Le soleil continue de s’imposer. La douceur de mars laisse place, le reste de cette saison vernale, à une fraîcheur entrecoupée de quelques pics de chaleur. Durant l’été, les pluies, inférieures aux normales de saison et aussitôt absorbées par la végétation, ne compensent pas le déficit cumulé depuis l’hiver. Sous l’effet de cette sécheresse, des canicules de juin et juillet, de l’excédent solaire et des vents qui favorisent l’évapotranspiration, les cultures souffrent du stress hydrique et la baisse des cours d’eau s’accélère. Le niveau de la Loire atteint un minimum historique. Des arrêtés préfectoraux de restriction d’eau se succèdent de juin jusqu’à octobre, réduisant les irrigations et impactant, de facto, les rendements. L’abondance des pluies du dernier trimestre met fin à des mois de sécheresse mais perturbe les semis et les récoltes d’automne. Après avoir fait défaut en octobre et novembre, le soleil revient en décembre accompagné d’une relative douceur.

Grandes cultures : les cours du blé et du maïs évoluent peu

Dans la région, les conditions climatiques de janvier à juin sont optimales pour le bon développement des céréales à paille : très bon ensoleillement avec alternance de temps sec et frais et de pluies modérées. Juillet est très sec et chaud. Les moissons progressent très vite : fin juillet, elles sont presque terminées. Par rapport au rendement régional moyen 2014-2018, celui de 2019 est supérieur de 8 quintaux en triticale et en orges, de 10 quintaux en blé tendre, et de 12 quintaux en blé dur. La qualité régionale du blé tendre est bonne, avec notamment un taux de protéines de 11,3 %, légèrement inférieur au taux national : 11,5 %. En maïs, les parcelles non irriguées souffrent particulièrement de la chaleur et de la sécheresse estivales ; de plus, les cultures irriguées sont impactées par les mesures de restriction à l’irrigation. En maïs grain, le rendement régional 2019 est inférieur de 9 quintaux au rendement régional moyen 2014-2018. Au final, les Pays de la Loire enregistrent de très bons rendements en céréales à paille, moyens en colza, et médiocres pour les cultures d’été. Estimée à 761 Mt, la production mondiale 2019 de blé progresse de 28 Mt en un an (+ 4 %). L’abondance de la récolte dans l’hémisphère Nord compense largement la baisse de la production de l’hémisphère Sud, due à la sécheresse. En lien avec l’augmentation de la population, la demande mondiale de blé poursuit sa progression annuelle d’environ 1 % : estimée en 2019 à 754 Mt, elle est donc inférieure à la récolte. En maïs, la production mondiale, 1 111 Mt, se replie de 2 % entre 2018 et 2019 ; elle est inférieure à la consommation mondiale : 1 150 Mt. Dans l’Union européenne, la production de colza, 17,5 Mt, recule en un an de 2,5 Mt (- 9 %). Les importations européennes de colza, en hausse de près de 1 Mt, soutiennent particulièrement le cours du colza. Par ailleurs, sur la même période, la récolte mondiale de soja, 341 Mt, recule de 18 Mt (- 5 %). Par rapport à 2018, les cours moyens du blé tendre rendu Rouen (- 1 %) et du maïs rendu Bordeaux (+ 1 %), évoluent peu. En revanche, le cours du colza rendu Rouen progresse de 7 %.

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très bons rendements pour les céréales à paille, mais rendements décevants pour les cultures d’été - Surfaces, rendements et productions des grandes cultures en Pays de la Loire - récolte 2019
Source : Agreste -Statistique agricole annuelle provisoire- et FranceAgriMer Pays de la Loire
Les surfaces sont celles de la PAC 2019, quasi définitives
* Maïs grain : dont 17 120 ha de maïs grain humide ; la surface globale grain + fourrage évolue de + 1 % par rapport à 2014-2018.
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prix moyens du blé tendre, du maïs et du colza
Source : Agreste -bulletin mensuel de conjoncture

Pommes et poires : un marché porteur en poires, plus laborieux en pommes

En pommes, la campagne 2018-2019 s’éternise avec des ventes plus faibles sur le marché intérieur et à l’exportation. La fragilité des fruits ainsi que les stocks européens élevés, notamment polonais et italiens, entravent les envois tant vers les pays tiers que vers l’Europe. Les stocks français peinent à s’écouler et pèsent sur les prix qui, bien que stables, sont à des niveaux inférieurs à ceux des deux précédentes campagnes. Le bilan est mitigé. Contrairement aux autres pays européens, la production française de pommes de la saison 2019-2020 augmente. Il en est de même pour la récolte ligérienne (+ 7 %), résultat conjugué de surfaces plus élevées (+ 3 %) et de meilleurs rendements, avec toutefois une proportion plus importante de petits calibres et de fruits fragiles, conséquence du stress hydrique et des conditions de récolte pluvieuses. Le début de campagne est difficile avec une demande peu motivée et des stocks substantiels de la précédente récolte qui encombrent le marché. Les prix stagnent. En poires, le bilan de la campagne 2018-2019 est satisfaisant avec des cours fermes. A l’inverse de la production nationale, la récolte ligérienne progresse de 16 %, la hausse des surfaces compensant largement la baisse des rendements. Les chaleurs et le manque d’eau entravent le grossissement des fruits mais n’impactent pas leur qualité. Après un début timide, le marché s’active à partir de novembre avec une demande intéressée, des prix soutenus et une concurrence peu marquée des autres pays européens. Ces derniers, et en particulier l’Italie, premier pays européen producteur de poires, présentent une moins bonne récolte comparée à 2018.

Légumes : une nette amélioration des cours durant la saison estivale en lien avec une offre appauvrie par les épisodes caniculaires et la sécheresse

En poireau primeur, le bilan est excellent avec des prix soutenus, une concurrence minime et des ventes dynamiques. En radis, l’irrégularité de la demande au 1er semestre déstabilise le marché. Les chaleurs estivales et les pluies automnales allègent l’offre et engendrent des hausses de prix en juillet et novembre. La baisse d’activité dès septembre et les disponibilités plus importantes de décembre inversent la tendance des cours. En mâche, la fin de campagne 2018-2019 est sereine avec des prix fermes. Au début de la saison 2019-2020, les abondantes précipitations perturbent les semis et abîment la qualité de certains lots. Avec des disponibilités restreintes jusque début décembre et une demande intéressée, les cours grimpent. En concombre, après un début de campagne équilibré, la fraîcheur printanière réduit l’offre qui couvre une demande devenue plus frileuse. La montée des températures en juin stimule les ventes avec une offre et une demande estivales concordantes. La campagne s’achève sereinement avec des prix proches de ceux de 2018. Avec la fraîcheur printanière, la saison en melons débute tardivement. Les fortes chaleurs accélèrent la maturation des fruits et concentrent les récoltes. Le marché reste déséquilibré, d’abord par excès d’offre, puis par frilosité de la demande, avec des cours moyens inférieurs à ceux de 2018. Le début de campagne en tomates est laborieux avec une crise conjoncturelle en mai, en raison d’une forte concurrence et d’une demande refroidie par les températures. Avec les chaleurs et le manque d’eau, l’offre estivale, amoindrie, peine à satisfaire une demande dynamisée. Les cours s’envolent. La fin de saison est chaotique avec une demande sporadique, des prix fluctuants et une autre crise conjoncturelle en octobre. En salades, après un début de saison concurrentiel et lourd, le marché se régule avec une offre estivale limitée. Les prix progressent. La demande automnale, indifférente, inverse la tendance tarifaire. La campagne se termine avec des cours revalorisés sous l’effet de disponibilités et d’une concurrence amoindries.

Viticulture : des rendements viticoles décevants pour la troisième fois en quatre ans

L’ensemble du vignoble ligérien est touché par plusieurs épisodes de gel dévastateurs. Par la suite, la coulure et le millerandage laissent de l’espace dans les grappes. Le stress hydrique dû à la chaleur estivale ampute un peu plus le potentiel de production de l’ensemble de la région, déjà fortement réduit. Les rendements sont très hétérogènes. La vendange est de bonne qualité mais faible en volume. Pour la campagne août 2018-juillet 2019, les achats du négoce sont supérieurs à ceux de la campagne précédente, avec des prix en baisse pour les appellations nantaises et les rouges, et relativement stables pour les Cabernet d’Anjou et Crémant de Loire. Le marché des rouges est compliqué, celui des fines bulles et des rosés plutôt dynamique.

Intrants : fermeté des coûts de production pour la troisième année consécutive

En 2019, portée par la bonne tenue des prix des engrais et des aliments pour animaux, la moyenne annuelle de l’indice du prix d’achat des moyens agricoles maintient sa progression (+ 1,6 % sur un an). Le poste des engrais et amendements est supérieur de 4 % du fait d’une demande active sur les premiers mois de 2019. Celui de l’alimentation (+ 2,8 %) est soutenu par les prix des matières premières et les spéculations sur les stocks fourragers entamés précocement. Quant au poste énergie et lubrifiants, il suit les cours du baril de Brent, qui baisse suite à une demande plus frileuse, liée au ralentissement de la croissance mondiale et à une production importante de schiste bitumeux et de pétrole américains. Il rompt avec deux années de hausse (- 0,5 %).

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les coûts de production progressent de 6,5 % en 3 ans
Source : Insee - Agreste

Viande bovine : un marché européen encombré ; des cours souvent à la peine

Avec un troupeau de femelles, notamment de type allaitant, dont les effectifs sont orientés à la baisse suite à un mouvement de décapitalisation qui perdure, les volumes abattus de femelles et plus globalement de bovins, refluent. Les effectifs de vaches laitières résistent mieux dans un contexte de prix du lait revalorisé. Le solde commercial national se dégrade par rapport à 2018. La consommation s’érode et le marché européen tendu pèse sur les prix. Année après année, les volumes abattus de jeunes bovins fléchissent de même que leurs effectifs dans les élevages. Dans un marché européen encombré et une demande allemande atone, les cours déclinent jusqu’en juillet, en partie pour des raisons saisonnières. Ils se redressent ensuite, plus sensiblement pour les races à viande dont les moyennes 2019 dépassent alors les valeurs 2018 et pluriannuelles. Le marché des broutards est actif à l’export au 1er semestre. Les cotations progressent alors, également pour des raisons saisonnières, tout en demeurant inférieures aux valeurs 2018. Le marché est ensuite plus morose avec des cours en retrait, les envois vers l’Espagne et l’Italie se contractant. Au 1er semestre, le marché des veaux de boucherie est en crise profonde avec une offre européenne très abondante et une consommation en berne. Face au repli des cotations, les sorties de veaux finis sont reportées, les carcasses s’alourdissent et les mises en place dans les ateliers diminuent. De ce fait, l’offre régresse au 2e semestre, assainissant le marché. Conjugués à une demande automnale plus ferme, les cours s’améliorent alors avec des valeurs, toutefois, en deçà des moyennes pluriannuelles. Le volume régional de veaux abattus chute de nouveau. Après un été et un début d’automne difficiles, le marché des ovins s’améliore à la faveur d’une demande intérieure plus dynamique et du ralentissement des importations de viande à bas prix. Les prix se redressent de façon continue de fin juillet à décembre. Toutefois, la cotation moyenne pour l’ensemble de l’année 2019 se révèle inférieure à celle de 2018. Les volumes d’abattage s’avèrent au final proches des valeurs pluriannuelles.

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la bonne tenue des cours au 1er semestre compense leur érosion du 2e - Cotation Grand Ouest vache à viande Cat. R entrée abattoir en €/Kg net semestre
Source : FranceAgrimer

Lait : une conjoncture favorable aux éleveurs laitiers

Les collectes régionale et nationale de lait de vache se maintiennent en 2019 (respectivement + 0,4 % et – 0,2 % par rapport à 2018) et ce, malgré la sécheresse, les fortes chaleurs estivales, le manque d’herbe dans les prairies, et la baisse des effectifs de vaches laitières et de jeunes femelles destinées au renouvellement. Au niveau européen, la production dépasse également celle de 2018 (+ 0,6 %) malgré les mêmes éléments structurels et conjoncturels qui touchent la plupart des Etats membres. Ainsi, face à une production moindre des grands bassins exportateurs mondiaux, la demande assidue et attirée par les prix européens compétitifs se tourne vers le Vieux Continent, intensifiant ses exportations. Les stocks d’intervention se vident et l’écart de valorisation entre le beurre et la poudre de lait continue de se réduire, le prix de la poudre de lait poursuivant sa progression et celui du beurre sa détente. Dans un marché porteur et assaini, le prix moyen régional du lait est majoré de 4,8 %, augmentant le delta avec les coûts de production et améliorant, de cette façon, la marge des éleveurs. La collecte ligérienne en lait biologique, stimulée par une demande intérieure ferme, s’accroît de 17 % et compense la baisse de la production du lait conventionnel (- 0,4 %). Son prix moyen affiche une hausse de 1,7 %.
En lait de chèvre, avec un troupeau de femelles saillies stable (+ 0,8 %), la collecte ligérienne reste dynamique (+ 4,8 % en région contre + 0,7 % en France) avec un prix moyen régional revalorisé de 2,4 %.

Porc : les achats massifs des pays asiatiques font s’envoler les cours du porc et les maintiennent à de hauts niveaux

L’année 2019 débute laborieusement avec un marché français encombré, une demande atone et des prix stagnants. La peste porcine africaine se répand dans les pays voisins de la Chine qui maintient ses importants abattages, inondant son marché intérieur et réduisant ses importations. A partir du printemps, l’offre locale chinoise diminue. Afin de combler d’abondants besoins et de constituer des stocks de peur d’une pénurie mondiale et d’une potentielle flambée des cours, les pays asiatiques achètent à un rythme soutenu, et ce jusqu’à la fin de l’année. Cette exceptionnelle demande compense la morosité printanière et automnale du marché français, qui retrouve de la fluidité, et soutient les prix. Ces derniers se redressent dès mi-mars et poursuivent leur progression jusqu’à s’envoler en fin d’année avec l’approche du Nouvel An chinois, dérogeant ainsi à leur traditionnelle baisse du dernier trimestre et creusant l’écart avec les coûts de production. A 1,71 € /kg, le cours moyen annuel dépasse de 19,7 % celui de 2018 et de 12,6 % la moyenne triennale. La situation économique des éleveurs s’améliore sensiblement. Les volumes annuels abattus français et ligériens augmentent respectivement de 0,9 % et de 2,4 % par rapport à 2018. Avec des exportations en hausse et des importations en repli, le solde commercial redevient excédentaire en volume et croît en valeur comparé à 2018. La consommation des ménages recule sur un an malgré une répercussion minime des cours du porc sur les prix de détail.

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La cotation moyenne du porc s’envole et déroge aux traditionnelles baisses saisonnières (+ 21 % entre 2018 et 2019) - Cotation Porc classe E+S (TMP>54%) Centre-Ouest (Nantes) en €/Kg
Source : FranceAgrimer

Volailles : baisse des abattages régionaux de volailles de chair expliquée en partie par une réorganisation des sites de production

L’arrêt de la production régionale de poulets export en 2018, avec la fermeture d’un abattoir vendéen, influe sur le niveau des abattages de poulets (- 7 % en 2019 et 2018). Hors poulet export, les volumes régionaux sont stables avec une progression en poulets standard qui compense la baisse de ceux sous signe de qualité. En France, les abattages de poulets standard suivent la même tendance ; ceux sous signe de qualité se maintiennent. Suite au transfert dans l’Orne de l’activité dinde d’un abattoir mayennais, et dans un souci d’équilibrer le marché, les abattages régionaux de dindes déclinent de 4 %. La production ligérienne de canards à rôtir se replie de 7 % (- 5 % en France) ; plusieurs sites du groupe LDC ont été réorganisés. Afin de réduire les importants stocks de viande et de réguler la production, les éclosions de canetons sont en baisse. Les abattages en canards gras retrouvent leur bas niveau de 2018 malgré l’engouement des consommateurs pour les magrets. Les prix, tant de l’aliment que ceux à la production des volailles, régressent, ainsi que les volumes d’achat des ménages. Les volumes abattus en lapins sont dans la continuité des trois dernières années (- 5 % en 2019) pour un prix de l’aliment moindre et des cours à la production et au détail revalorisés. La consommation des ménages recule. La production nationale d’œufs de consommation continue de diminuer (- 5 %) avec des cours toujours fermes mais en deçà du niveau élevé de 2018. Malgré des prix en magasins en hausse, les achats des ménages augmentent légèrement, avec une préférence persistante pour les œufs biologiques et de plein air.

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Une publication Agreste Pays de la Loire
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