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Conjoncture trimestrielle

1er trimestre 2017

Dans la continuité du dernier trimestre de 2016, le 1er trimestre 2017 est à nouveau sec, avec des déficits de pluviométrie allant de 10 %, sur le littoral, à 40 % sur le nord de la région. Les températures sont globalement douces et l’ensoleillement légèrement excédentaire.

Productions végétales -
Les conditions climatiques ont été favorables à un bon développement des cultures d’hiver. Les plantes sont saines mais la réserve hydrique des sols est faible. Les cours sont globalement supérieurs à ceux de l’an dernier mais les stocks mondiaux continuent à peser sur les prix.
Le poireau d’hiver termine sa campagne dans de bonnes conditions. _ L’augmentation de l’offre en mâche et radis, au cours du trimestre, conduit à des situations très excédentaires et à une dégradation des prix.
L’entrée en campagne des produits de serre (concombre et tomate) s’effectue à des cours plus élevés que ceux de l’an dernier. Par contre, la concurrence interrégionale et l’excès d’offre pénalisent celle des salades, navets et asperges des Pays de la Loire.
Le commerce des pommes se tasse alors que la campagne des poires se termine sans pression.
Productions animales -
En ce début d’année 2017, l’érosion de l’offre régionale et nationale de jeunes bovins (JB) se poursuit. Les cotations entrée abattoir, encore en retrait, se redressent un peu. Le marché des vaches allaitantes reste sous la pression de l’offre alors qu’une hausse tarifaire saisonnière est observée pour les vaches laitières. Les broutards lourds sont à la peine alors que les animaux plus légers et les femelles sont demandés. Les veaux de boucherie connaissent un début d’année mal orienté. Au final pour l’espèce bovine, les échanges (imports et exports), la production et la consommation ressortent en retrait ce trimestre. Dans le secteur ovin, le début d’année est difficile et se caractérise par une baisse marquée des prix en attendant la période pascale.
En porc, le premier trimestre 2017 n’est en rien comparable à celui de 2016. Les prix sont au plus haut (+ 22 %), ils sont similaires à ceux de l’année 2013 qui reste le meilleur début d’année en termes de prix. Mais le parallèle s’arrête là. Le marché en 2017 est fluide, les stocks sont inexistants, l’offre se fait plus rare, résultat d’une baisse de production elle-même fruit de la crise 2015-2016. Le prix de l’aliment est au plus bas depuis les sommets de 2013 (- 25 % à période comparable). Si la demande intérieure est terne, le bon niveau des exportations des pays de l’UE en direction des pays tiers, et de la Chine en particulier, est la raison principale de cette conjoncture.
Sur le trimestre les tonnages cumulés d’abattages de volailles sont à peu près stables en Pays de la Loire et en France avec une hausse des abattages de poulets et un repli marqué des autres espèces. Les volumes d’achats des ménages en volaille fraîche diminuent pour toutes les espèces ; seuls les achats d’élaborés de volaille et de découpes de poulet progressent légèrement.
Industries agroalimentaires -
La production s’accélère dans l’ensemble du secteur, hormis la transformation de la viande qui fléchit. Les commandes globales sont soutenues en raison d’une demande externe vigoureuse. La hausse des prix des matières premières se confirme. Les prix des produits finis augmentent ce mois-ci, sauf dans la transformation de la viande. Les stocks sont jugés normaux, les carnets stables mais encore insuffisants. Les prévisions de production sont favorables.
Note trimestrielle 1er trimestre 2017

Les documents précédents

2016 1er trimestre ; 2e trimestre ; 3e trimestre ; 4e trimestre
2015 1er trimestre et sa synthèse ; 2e trimestre et sa synthèse ; 3e trimestre ; 4e trimestre
2014 1er trimestre et sa synthèse ; 2e trimestre et sa synthèse ; 3e trimestre et sa synthèse ; 4e trimestre et sa synthèse
2013 1er trimestre ; 2e trimestre ; 3e trimestre ; 4e trimestre
2012 1er trimestre ; 2e trimestre ; 3e trimestre ; 4e trimestre
2011 1er trimestre ; 2e trimestre ; 3e trimestre ; 4e trimestre