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Ecoantibio : Plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire

La santé animale et la santé humaine sont indissociables. C’est le concept d’« une seule santé / one health » porté par l’Organisation mondiale de la santé.

Les antibiotiques sont utilisés pour traiter les infections d’origine bactérienne. Depuis quelques années, on observe une moindre efficacité des antibiotiques : certaines bactéries auparavant sensibles à l’antibiotique ne sont plus détruites ou leur multiplication n’est plus arrêtée.

La lutte contre l’antibiorésistance est un enjeu majeur de santé publique mondiale. Le risque principal est celui de la transmission de l’homme à l’animal et de l’animal à l’homme, de mécanismes de résistances à des bactéries par contact direct, par voie alimentaire ou par l’environnement.

La loi d’avenir, adoptée en 2015, prévoit de renforcer le dispositif, par exemple encadrer davantage l’utilisation des antibiotiques d’importance critique ou dans les élevages industriels, limiter l’usage des antibiotiques en préventif et faire évoluer les méthodes d’élevage.

Le Ministère de l’agriculture a mobilisé l’ensemble des professionnels impliqués dans la mise en œuvre d’un plan national d’action de réduction des risques de résistance aux antibiotiques en médecine vétérinaire.

L’objectif du plan d’action est double :

  • d’une part, diminuer la contribution des antibiotiques utilisés en médecine vétérinaire à la résistance bactérienne, et à ses conséquences sur la santé des animaux et la santé publique,
  • d’autre part, préserver de manière durable l’arsenal thérapeutique, et ce d’autant plus que la perspective de développement de nouveaux antibiotiques, en médecine vétérinaire, est réduit

L’objectif est de réduire de 25 % en 5 ans l’usage des antibiotiques.

Il s’articule autour de 5 axes majeurs :

1 - Promouvoir les bonnes pratiques et sensibiliser les acteurs aux risques liés à l’antibiorésistance et à la nécessité de préserver l’efficacité des antibiotiques.

2 - Développer les alternatives permettant d’éviter les recours aux antibiotiques

3 - Renforcer l’encadrement et réduire les pratiques à risque

4 - Conforter le dispositif de suivi de la consommation des antibiotiques et de l’antibiorésistance

5 - Promouvoir les approches européennes et les initiatives internationales