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Note de conjoncture 2020-1, tous secteurs - janvier 2020

 

Météo : Noël au balcon

En décembre, la température moyenne dépasse la normale de 2 °C (7,8 °C). Les précipitations, bien que moindres qu’en novembre, restent excédentaires (+ 37 %). Le soleil brille au-delà de la normale (+ 20 %). L’indice d’humidité des sols au 1er janvier, moins élevé qu’en novembre, demeure important.

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Ecart à la normale 1981-2010 des températures moyennes - décembre 2019
Source : Météo France
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Ecart à la normale 1981-2010 du cumul des précipitations - décembre 2019
Source : Météo France
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Ecart à la normale 1981-2010 de l’indice SWI d’humidité des sols au 1er janvier 2020
Source Météo France

Productions végétales

Céréales : poursuite du redressement du cours du blé

Les prévisions de surfaces de la récolte 2020 sont pour l’instant très provisoires. La période plus sèche et fraîche des dix derniers jours de décembre permet un ressuyage de certaines parcelles. Des semis peuvent être réalisés. Pour les cultures dégradées par l’excès de pluie automnal et implantées sur des sols humides, un bilan de leur état sera réalisé à la sortie de l’hiver. Le début d’éclaircie dans le lourd et long conflit commercial entre les USA et la Chine impacte sensiblement le marché des céréales. Par ailleurs, la demande mondiale en blé reste dynamique. Le cours moyen du blé tendre rendu Rouen progresse de 8 euros en un mois ; à 183 € la tonne, il est cependant inférieur de 17 € à celui de décembre 2018 (- 9 %). Le prix moyen du maïs rendu Bordeaux progresse de 3 euros ; à 161 € la tonne, il est inférieur de 11 € à celui de décembre 2018 (- 6 %).

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Blé tendre rendu Rouen - Maïs rendu Bordeaux
Source : FranceAgriMer

Fruits et légumes : hausse de l’offre de légumes et rééquilibrage des marchés

En l’absence de froid, le développement de la végétation se poursuit. Les disponibilités, qui précédemment faisaient défaut, notamment en
mâche, progressent sensiblement en décembre, période charnière pour cette production. Le conflit social qui perdure génère quelques incertitudes qui s’estompent rapidement, les récoltes et expéditions s’effectuent normalement.
Les échanges de poireaux sont traditionnellement réduits dans l’attente des opérations promotionnelles de janvier. Le prix des légumes, élevé en novembre, se réduit en décembre. Le marché des pommes est lent et réduit pendant les fêtes. Les déstockages sont limités dans l’attente d’une meilleure conjoncture, les prix stagnent. En poires, l’offre limitée stimule l’activité et des cours haussiers.

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Poire Conférence - expédition Val de Loire - cat 1 - 60/65 mm - plateau 1 rang
Source : FranceAgriMer

Vins : baisse des achats du négoce

Dans un contexte de récolte réduite, le cumul au 31 décembre des achats du négoce depuis le 1er août recule en un an de 22 % pour le Muscadet Sèvre-et-Maine sur Lie, de 24 % pour le Crémant de Loire, de 43 % pour le Saumur-Champigny. Les volumes de Cabernet d’Anjou se maintiennent presque (118 600 hl, - 1 %) avec un prix moyen du vrac stable. En décembre, le cours du Muscadet AC remonte au-delà des 100 €/hl. Ceux du Cabernet d’Anjou et du Crémant de Loire se replient légèrement, mais leur moyenne de campagne est quasi équivalente à celle de 2018.
En GMS, entre octobre 2018 et 2019, alors que le marché des vins effervescents recule, les ventes de Crémant de Loire sont dynamiques. Avec un prix stable (6,10 € TTC/col), les achats progressent de 6,2 % en un an.

IPAMPA : stabilité générale

En novembre, l’indice du prix d’achat des intrants diminue très légèrement sur le mois (- 0,2 %) et de 1 % sur un an. Les prix pétroliers augmentent très légèrement sur le mois (+ 0,1 %) mais refluent de 3 % en année glissante. Seul le prix des engrais baisse plus notablement de 0,5 % sur le mois et de 4 % sur un an. Le prix des aliments se stabilise ce mois après sept mois de décroissance, soit - 2,4 % par rapport à 2018.
Champ France, source INSEE

Productions animales

Lait de vache : production toujours dynamique

La production laitière est en hausse de 4,1 % par rapport à celle de novembre 2018. En cette fin d’année, les livraisons restent soutenues, malgré un cheptel en réduction. La météo douce et pluvieuse en automne est propice à la repousse de l’herbe. Ce contexte favorable permet aussi d’obtenir une collecte annuelle équivalente à celle de 2018 (+ 0,2 %). La production de lait bio reste soutenue (+ 18,5 % entre novembre 2018 et 2019).
Le secteur des produits laitiers bénéficie de la bonne tenue des disponibilités. La demande internationale en poudre de lait favorise une hausse des cours.
A l’heure de la publication de cette note, les données relatives aux prix payés aux producteurs nécessitent d’être stabilisées. Les annexes lait seront donc mises à disposition dès que possible.

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Livraisons régionales lait de vache
Source : EML - SSP - FranceAgriMer

Viande bovine : transactions en retrait

Après un rebond en octobre, les abattages régionaux de gros bovins reculent de nouveau
fortement en novembre. En 2019, les abattages régionaux de vaches allaitantes sont chaque mois en dessous des moyennes quinquennales. En cumul depuis le début de l’année, les abattages de cette catégorie sont inférieurs à la moyenne pluriannuelle (- 7,2 %), contrairement à l’évolution nationale (+ 5,8 %). De janvier à novembre, les abattages cumulés de vaches laitières se replient de 0,6 % au niveau régional et 1,7 % au niveau national.
Les prix « entrée abattoir » restent sous pression. Celui des laitières est très bas. Le cours de la vache à viande R poursuit sa baisse initiée en mai.
Les animaux les mieux conformés gagnent quelques centimes en décembre (Vaches U et blondes d’Aquitaine), mais leurs prix restent bien inférieurs aux valeurs quinquennales. La hausse saisonnière du prix des jeunes bovins profite autant aux JB viande qu’aux mixtes.

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Cotations vaches Grand-Ouest
Source : FranceAgriMer - entrée abattoir

Viande porcine : cours historiquement élevés pour la période

Décembre clôt une année 2019 exceptionnelle pour la filière porcine. Le cours moyen du porc charcutier classe S commission Nantes conserve une relative stabilité depuis septembre et atteint 1,92 €/kg pour ce mois. C’est un niveau historique pour cette période de l’année. Entre janvier et décembre, le prix moyen mensuel a progressé de 37 %. La crise sanitaire que traverse la Chine génère une demande considérable à l’export. Sur le marché intérieur, le prix des pièces à Rungis progresse de 23 % en un an. Sur 11 mois, celui de la charcuterie sortie usine progresse de 7,6 %.
Selon Kantar, en novembre, la consommation de porc frais des ménages recule de 10 % par rapport à novembre 2018, avec un prix qui progresse de 8,7 % sur cette même période.
En novembre, les abattages reculent, mais restent importants pour la période. Le cumul annuel des abattages régionaux de porcs charcutiers dépasse de 2,7 % celui de 2018 et de 3,2 % la moyenne quinquennale.

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Cotation du porc - classe S - Nantes
Source : FranceAgriMer - RNM - entrée abattoir

Volailles et œufs : net repli des abattages en novembre

En novembre, les abattages régionaux de volailles sont en net repli par rapport au mois précédent et à novembre 2018. Sauf pour les pintades, dont les abattages augmentent conjoncturellement en fin d’année, toutes les espèces sont concernées : poulets, au plus bas depuis janvier, dindes, canards à rôtir et à gaver. En cumul depuis le début de l’année, les volumes abattus sont en retrait de 7 % pour les poulets et les canards à rôtir et de 4 % pour les dindes et les pintades.
En décembre, comme en novembre, les indices ITAVI de l’aliment progressent pour la plupart des espèces ; ils restent néanmoins inférieurs de 4 à 7 % à ceux de décembre 2018.
Pour la plupart des volailles, le recul des prix à la production se poursuit en novembre ; les indices deviennent inférieurs à ceux de l’an dernier pour les dindes, poulets, pintades label et lapins.
Depuis la mi-décembre, comme les années précédentes, les cours de l’œuf sont nettement orientés à la baisse, du fait d’une demande atone.

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Abattages contrôlés régionaux de Gallus
Source : Agreste

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