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Note de conjoncture 2020-5, tous secteurs - février 2020

 

Météo : janvier ensoleillé

En janvier, la température moyenne dépasse encore la normale de 2 °C (7,7 °C). Les précipitations sont très inégales selon les départements (+ 16 % à Nantes, - 16 % au Mans par exemple). Le soleil a de nouveau brillé au-delà de la normale (+ 23 %). L’indice d’humidité des sols au 1er février régresse mais reste marqué à l’est de la Loire-Atlantique..

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Ecart à la normale 1981-2010 de la température moyenne (degrés Celsius)
Source : Météo France
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Rapport à la normale 1981-2010 du cumul des précipitations (%)
Source : Météo France
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Ecart à la normale 1981-2010 de l’indice SWI d’humidité des sols au 1er février 2020
Source : Météo France

Productions végétales

Céréales : nouvelle hausse des cours du blé et du maïs

Les prévisions de surfaces régionales en céréales à paille demeurent très incertaines. Les producteurs réaliseront dès que possible le bilan de l’état des cultures ; celles implantées sur des sols hydromorphes ont particulièrement souffert de l’excès d’eau. Des retournements de parcelles sont probables. En blé, le dynamisme de la demande mondiale est le principal soutien du marché. De plus, la surface en blé de la récolte 2020 est prévue en baisse dans l’hémisphère nord. Les disponibilités totales en blé des principaux pays exportateurs devraient diminuer. En février, le cours moyen du blé tendre rendu Rouen progresse de 6 euros en un mois ; à 189 € la tonne, il est cependant inférieur de 12 € à celui de janvier 2019 (- 6 %). La fermeté du cours du blé se répercute en partie sur le cours du maïs. Le prix moyen du maïs rendu Bordeaux progresse de 3 euros ; à 164 € la tonne, il est inférieur de 9 € à celui de janvier 2019 (- 5 %).

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Blé tendre rendu Rouen - Maïs rendu Bordeaux
Source : FranceAgriMer

Fruits et légumes : marché plus dynamique pour les fruits

En janvier, le marché des fruits et légumes tourne au ralenti. La douceur des températures et la période des soldes n’incitent pas à la consommation des produits de saison. Les disponibilités en mâche couvrent maintenant facilement la demande, celles de radis l’excèdent. Après un début de mois dynamisé par les promotions, le marché du poireau se dégrade fortement. Les cours de ces légumes s’érodent et sont globalement en dessous de la moyenne quinquennale. Pour les pommes, les mouvements sociaux dans les ports freinent l’export, toutefois, le marché intérieur gagne en dynamique avec de nombreux réassorts après les fêtes de Noël. Les gros calibres, peu nombreux, s’échangent à prix élevés. Les nombreux écarts de tri liés aux conditions de récolte pluvieuses sont partiellement absorbés par l’industrie. En offre restreinte, les poires se négocient à prix fermes.

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Pomme Gala - expédition Val de Loire - cat I- 170/220g plateau 1 rang
Source : FranceAgriMer - RNM

Viticulture : marché des rouges en berne

La récolte 2019 est faible pour l’ensemble des appellations des Pays de la Loire, en particulier les rouges. Une partie des surfaces a probablement été réorientée vers la production de rosés ou de Crémant dont les marchés sont porteurs. Les stocks et VCI seront un atout pour couvrir la demande.
En janvier, la campagne est à mi-parcours. Les achats cumulés du négoce s’affichent en recul de 14 % pour le Muscadet Sèvre et Maine sur Lie avec un prix de campagne en retrait de 8 %. Le recul tarifaire est encore plus marqué pour le Muscadet AC (- 30 %) pour un volume en hausse de 16 %. Avec 152 000 hl, les achats cumulés de Cabernet d’Anjou se maintiennent presque par rapport à la même période de la précédente campagne (- 2 %), avec un prix moyen en légère hausse (+ 2 %). Dans un contexte de marché compliqué, la vente au négoce est réduite de moitié, avec un prix moyen de campagne en recul de 15 % pour le Saumur-Champigny.

IPAMPA : les prix pétroliers remontent

En décembre, l’indice du prix d’achat des intrants augmente légèrement sur le mois (0,3 %), soit - 0,2 % sur un an. Ce sont les prix pétroliers qui tirent l’indice à la hausse ; ceux-ci progressent de 2,6 % sur le mois et de 5,5 % en année glissante. Seul le prix des engrais baisse plus notablement (1,3 % sur le mois et 6,1 % sur un an). Le prix des aliments connaît une quasi-stagnation (+ 0,1 % sur le mois), soit - 2,5 % par rapport à l’année précédente.
Champ France, INSEE.

Productions animales

Lait de vache : fin de campagne encourageante

En décembre 2019, la collecte ligérienne est en progression de 2,4 % par rapport à décembre 2018. En raison d’un premier semestre marqué par un recul de la production, la collecte annuelle est stable par rapport à celle de 2018 (+ 0,4 %). Malgré les effets de la sécheresse estivale, la douceur de la fin d’année améliore la disponibilité en fourrages. En décembre, le prix moyen payé au producteur (395 €/1 000 l) est en hausse de 4,2 % par rapport à celui de 2018. Le prix moyen annuel (380 €/1 000 l) s’apprécie de 4,8 % comparativement à celui de l’an passé.
La collecte de lait bio augmente de 14,4 % entre décembre 2018 et décembre 2019. A 503 €/1 000 l, le prix mensuel moyen payé au producteur progresse de 3 % sur la même période. Entre 2018 et 2019, il gagne 1,6 %.
L’amélioration de la demande et des cours mondiaux favorise la production de crème et de poudre de lait. La production de beurre et de fromages stagne davantage.

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Livraisons régionales lait de vache
Source : EML - SSP -FranceAgriMer

Viande bovine : production et consommation en baisse

Sur l’ensemble de l’année 2019, les abattages de gros bovins reculent de 4,7 %. Cette baisse est largement portée par la chute des abattages de vaches allaitantes et de celles de jeunes bovins. Globalement, les cheptels laitier et allaitant se replient, entraînant une baisse de la production. En janvier, la demande des abatteurs est largement couverte par l’offre disponible en vaches laitières. Le commerce des bovins de boucherie se maintient du fait du recul de l’offre. Entre décembre et janvier, les cours moyens mensuels sont relativement stables sauf pour les vaches à viande U qui perdent 20 ct/kg. Avec des disponibilités limitées, les flux de broutards sont plus dynamiques vers l’Espagne que vers l’Italie.
En 2019, la consommation de viande fraîche de bœuf (hors viande hachée) s’est effritée de 3,4 %, et le prix moyen de vente s’est apprécié de 1,9 %. La consommation de viande hachée se maintient au même niveau qu’en 2018, malgré une hausse du prix de 2,3 %.

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Cotations vaches Grand-Ouest
Source : FranceAgriMer – entrée abattoir

Viande porcine : inflexion des prix après une année de hausse

En janvier, le prix du porc charcutier entrée abattoir recule, après une année 2019 atypique, marquée par des exportations et des niveaux de prix très élevés. Au cours du mois, la cotation régionale de la classe S perd 16 ct/kg et s’établit à 1,71 €/kg fin janvier. A l’approche du nouvel an chinois, la demande asiatique marque le pas. De plus, l’épidémie de coronavirus complique la logistique des exportations. Sur le marché intérieur, les promotions de janvier permettent d’écouler le surplus d’offre. Dans les autres bassins de l’UE, la baisse des prix se stabilise rapidement et les cours repartent à la hausse, creusant l’écart avec les prix français. En 2019, la consommation de porc frais des ménages français recule de 5,8 % par rapport à celle de 2018, avec une hausse de prix de 3,9 %. La vigilance par rapport à la peste porcine africaine est toujours de mise. Les dernières mesures de biosécurité, qui bénéficiaient d’un délai de mise en œuvre, sont applicables depuis le 1er janvier.

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Cotation du porc - classe S - Nantes
Source : FranceAgriMer – entrée abattoir

Volailles et œufs : recul des abattages

En 2019, les abattages régionaux de Gallus s’établissent en moyenne à 25 300 t/mois, contre près de 28 000 avant l’arrêt de la filière export de Doux, en mai 2018. Les abattages de dindes sont au plus bas, en réduction d’un tiers par rapport à ceux de 2000. Ceux de canards, également en baisse, restent proches de la moyenne quinquennale. En décembre, les prix à la production des volailles se replient. Le marché des œufs, traditionnellement en berne en janvier, se redresse en toute fin de mois, après une alerte sanitaire dans les pays de l’Est.
En 2019, les achats des ménages en volaille fraîche reculent de 5 % pour le poulet PAC et de 3,9 % pour la dinde. Ceux des découpes de poulet et des élaborés de volaille progressent de 1,5 et 2,2 %. Les prix moyens de l’ensemble des catégories de volailles fraîches augmentent de 1 à 4 %, à l’exception de celui du canard qui conserve le même niveau. Les achats de charcuterie à base de volaille reculent de 0,2 % en volume et de 0,6 % en prix.

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Abattages contrôlés régionaux de Gallus
Source : Agreste

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