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Note mensuelle tous secteurs août 2020

 

Météo : juillet, extrêmement sec !

En juillet, la température moyenne (19,7 °C) est quasi normale (19,4 °C). La météo continue de faire le yoyo avec des précipitations qui se raréfient (- 88,6 % par rapport à la normale) et un soleil très ardent (+ 38 %), particulièrement en Sarthe. L’indice d’humidité des sols au 1er août reste déficitaire, principalement en Sarthe, mais tend vers la normale en Loire‑Atlantique et en Vendée.

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Ecart à la normale 1981-2010 de la température moyenne (degrés Celsius)
Source : Météo France
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Rapport à la normale 1981-2010 du cumul des précipitations (%)
Source : Météo France
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Ecart à la normale 1981-2010 de l’indice SWI d’humidité des sols au 1er « août 2020 »
Source : Météo France

Productions végétales

Grandes cultures : rendements en retrait

Le temps sec favorise l’avancée rapide des moissons. Fin juillet, elles sont terminées. Par rapport au rendement régional moyen 2015-2019, le bilan provisoire indique un rendement inférieur de 6 quintaux en colza, de 13 quintaux en blé tendre et de 16 quintaux en orge d’hiver. Les conditions climatiques adverses depuis les semis impactent fortement les rendements : humidité excessive à l’automne avec des semis tardifs dans des conditions compliquées, suivies d’une mauvaise implantation des céréales puis d’un temps globalement sec à partir de la mi-mars, défavorable à la croissance des plantes et au bon remplissage des grains. De plus, la douceur favorise la présence importante de pucerons vecteurs de viroses.

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Blé tendre rendu Rouen - Maïs rendu Bordeaux
Source : FranceAgriMer

Fruits et légumes : une demande sur la réserve

En juillet, la campagne de pommes se termine. En légumes, la production des jardins familiaux et celle des autres bassins de production concurrencent l’expédition régionale. Les cours des radis, courgettes et salades reculent. Des stocks se forment et entraînent des destructions de salades. Fin juillet, l’offre réduite de poireau primeur s’écoule plus difficilement ; le marché du concombre retrouve un élan grâce à des opérations commerciales d’envergure et à une météo favorable à la demande. En tomates, le marché, initialement plus laborieux pour les produits de segmentation que pour les rondes ou les grappes, s’améliore grâce au temps estival et à un report de consommation melon/tomate. L’offre régionale de melon est faible du fait des conditions climatiques de juin. Très concurrencé par les produits étrangers ou ceux d’autres régions en début de mois, le melon s’échange ensuite plus facilement et à la hausse, faute d’offre suffisante.

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Melon
expédition Centre Ouest - cat I calibre 800-950g

Viticulture : précocité et potentiel élevé

Le développement de la vigne, hétérogène fin juin, s’homogénéise progressivement. Mi-juillet, la majorité des cépages du Saumurois, du Layon et de l’Aubance sont au stade fermeture de la grappe, et la véraison a débuté dans le vignoble nantais. Malgré quelques alertes au printemps, il n’y a eu ni gel ni grêle. L’état sanitaire du vignoble est très satisfaisant. Les vendanges s’annoncent précoces et généreuses, proches de celles de 2018, sous réserve que la persistance de la sécheresse ne perturbe pas le développement des baies. Au cours de la campagne 2019-2020, les achats du négoce reculent en volume pour l’ensemble des appellations nantaises (- 27 % en Muscadet Sèvre et Maine sur Lie), mais aussi pour le Crémant (- 28 %), les rosés (- 5 % en Cabernet d’Anjou) et les rouges (- 31 % en Saumur-Champigny). Les prix moyens de campagne sont en retrait de 7 à 13 % pour les Muscadet et de 19 % pour le Saumur-Champigny. IIs sont quasiment stables en Crémant et Cabernet d’Anjou (+ 1 et + 2 %).

IPAMPA : IPAMPA : remontée des prix de l’énergie

En juin, l’indice du prix d’achat des intrants augmente de 0,2 % sur le mois et baisse de 1,8 % sur un an. Les prix pétroliers remontent fortement : + 4,1 % sur ce mois, mais en niveau encore en dessous de - 15,1 % par rapport à l’année précédente. Le prix des engrais diminue de 1,6 % sur le mois et de 6,8 % sur un an. Le prix des aliments pour animaux est remarquablement stable sur le mois et sur l’année. Champ France, INSEE

Productions animales

Lait de vache : morose pour la production, meilleur pour la transformation

Les livraisons de lait ligérien progressent de 0,5 % entre juin 2019 et 2020. L’amélioration de l’état des prairies et une hausse du nombre de vache en lactation soutiennent le niveau de production. Sur un an, malgré les effets de la crise sanitaire, les volumes cumulés depuis janvier croissent (+ 1,1 %). Pour le troisième mois consécutif, le prix moyen payé au producteur (356 €/1 000 l) est en baisse par rapport à celui de l’an dernier (- 3,7 % par rapport à celui de juin 2019). La production de lait bio est supérieure de 7 % à celle de juin 2019. Comparativement à celle 2019, la production cumulée depuis janvier est à l’équilibre (+ 0,8 %). Entre juin 2019 et 2020, la valorisation du litre de lait bio s’apprécie de 2,9 % avec un prix moyen de 437 €/1 000 l. Malgré les incertitudes sanitaires et économiques, la fabrication de produits laitiers est dynamique pour l’ensemble des catégories. Les cours des ingrédients laitiers ont même retrouvé les niveaux d’avant la pandémie.

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Livraisons régionales lait de vache
Source : EML - SSP -FranceAgriMer

Viande bovine : rebond des abattages en juin et niveaux des cotations disparates

Après un début d’année marqué par des abattages en retrait (sauf pour les vaches laitières et les génisses), juin présente un rebond assez net pour la plupart des catégories bovines. Le déconfinement a permis au marché des femelles de se redresser, en particulier en France où la vache viande R dépasse 4 €/kg depuis la mi-juin. Les cotations des vaches, assez stables au cours du mois de juillet, se révèlent bien orientées pour les catégories viande R et blonde U alors que les catégories lait P et mixte O sont toujours à la peine, de même que les prix entrée abattoir proposés pour les jeunes bovins (JB) et les veaux de boucherie. Les cours des JB restent sous pression, notamment ceux des catégories les plus qualitatives. Le marché du maigre a été peu affecté par le confinement. Les difficultés rencontrées en Italie et en Espagne, nos principaux clients, pourraient néanmoins peser à terme sur les cotations des broutards alors qu’une baisse saisonnière semble s’enclencher depuis la mi-juillet.

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Cotations vaches Grand-Ouest
Source : FranceAgriMer – entrée abattoir
Viande porcine : effritement du cours du porc
En juillet, le cours du porc charcutier classe S commission Nantes atteint une valeur moyenne de 1,55 €/kg. Il a chuté de 10 centimes au cours du mois passant de 1,62 €/kg à 1,52 €/kg. Les cours européens retrouvent de la sérénité avec la hausse de la demande intérieure et la remise en route de tous les abattoirs. Au mois de juin, les abattages régionaux de porcs charcutiers, en tec, progressent fortement par rapport au mois précédent (+ 15,4 %). Les poids des porcs abattus s’allègent. Au cours des cinq premiers mois de l’année, les exportations de viandes porcines françaises vers la Chine ont bondi de 23 % en tec par rapport à la période comparable de 2019. Au mois de juin, la restauration hors domicile élargit son activité en ouvrant la restauration à table. Sur les six premiers mois de l’année, les ménages ont acheté plus de porc frais (+ 8,5 %) et plus de charcuterie (+ 7,1 %), notamment des saucisses, des lardons, poitrines et bacons, que pour la même période en 2019.
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Cotation du porc - classe S - Nantes
Source : FranceAgriMer – entrée abattoir

Volailles et œufs : fort repli des abattages des « petites » filières

Au premier semestre, les abattages régionaux de volailles sont en baisse de 4 %, avec une dynamique qui se poursuit : léger repli des abattages de poulets (surtout ceux sous signe de qualité), progression de ceux de dindes, et recul marqué pour les autres espèces. Du fait de la crise sanitaire, ces filières (canards gras et à rôtir, pintades, cailles, pigeons), très présentes dans la région, pâtissent de leurs moindres débouchés en restauration hors domicile et à l’export. En lapin, abattages et consommation restent en repli. Sur la période, les achats des ménages sont en hausse marquée pour les découpes de poulet, les magrets de canard, les élaborés et la charcuterie de volaille. Les indices du coût de l’aliment pour volailles sont plutôt à la baisse entre mai et juillet, tandis que les indices de prix à la production sont orientés à la hausse. En juillet, le cours TNO de l’œuf revient à la normale. Comme souvent l’été, le marché est calme, peu actif, avec une offre modérée et une demande atone.

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Abattages contrôlés régionaux de Gallus
Source : Agreste

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