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Occupation du territoire

Agreste - La valeur vénale des terres et vignes en Pays de la Loire en 2014
Les prix des terres et prés libres ou loués en Pays de la Loire sont parmi les moins élevés du marché national. La Loire-Atlantique affiche ainsi les valeurs les plus faibles de tous les départements de métropole. La Mayenne connaît les prix les plus élevés de la région et est le seul département à atteindre les valeurs moyennes du marché français. Depuis 15 ans, ce marché est en hausse constante. Entre 2013 et 2014, les prix augmentent globalement malgré une hétérogénéité territoriale. Les déclarations d’intention de vente et les surfaces mises sur le marché progressent également. Le prix de la vigne dans le muscadet semble se stabiliser mais il a été divisé par deux depuis le début des années 90. Les vignes du Maine-et-Loire s’en sortent beaucoup mieux sur le long terme malgré la stabilité enregistrée depuis 2011.
Annexes : cartes ; tableur
Un nouvel outil régional pour quantifier l’occupation communale des sols en Pays de la Loire
Un partenariat Draaf-Dreal pour mesurer l’occupation des sols
Depuis 1962, la croissance démographique de la région Pays de la Loire est une des plus dynamiques de France, avec un gain d’environ 1 million d’habitants. Par ailleurs, une géographie favorable peu accidentée et constituée de nombreuses plaines, une bonne desserte en axes routiers, l’attractivité du littoral et un faible coût du foncier ont longtemps encouragé une consommation soutenue d’espaces naturels ou agricoles.
L’aménagement des Pays de la Loire repose sur la consommation de nombreux espaces et une forte dépendance aux énergies fossiles. L’artificialisation de nouveaux espaces se produit principalement aux dépens de l’espace agricole, majoritaire dans la région (66 %).
A court et moyen termes, le modèle actuel n’est pas durable puisque l’étalement urbain à l’oeuvre affecte le potentiel d’activité agricole et encourage une multimotorisation toujours plus forte des ménages : les Pays de la Loire sont la région où la proportion de foyers disposant d’au moins deux véhicules est la plus élevée.
La poursuite du développement du territoire régional nécessite aujourd’hui des arbitrages. Les décideurs font face aux multiples préoccupations en lien avec l’étalement urbain : l’augmentation du coût des énergies, l’accueil de nouveaux habitants, la croissance de la mobilité, la perte de biodiversité, les émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement climatique, etc.
La Draaf, la Dreal, les DDT et le Cerema ont souhaité mettre en place des indicateurs de consommation d’espace (ICE). La situation est présentée à partir des observations disponibles en 2015 qui objectivent les phénomènes en cours et éclairent ainsi les politiques publiques à mener. Cette synthèse propose d’observer, en cinq postes, comment le sol est occupé par (1) l’agriculture, (2) les bois et forêts, (3) les espaces artificialisés, (4) les surfaces en eau. La vocation de certains espaces complémentaires (5), le plus souvent naturels, n’a pu être précisément déterminée.
Pour aller plus loin, chaque donnée utilisée fait, par ailleurs, l’objet d’une publication spécifique.
Les surfaces occupées par l’agriculture ont régressé de 210 000 hectares en trente ans dans les Pays de la Loire
En trente ans, les surfaces agricoles de la région Pays de la Loire ont régressé de 210 000 ha au profit, avant tout, de l’artificialisation. Les surfaces artificialisées ont pratiquement doublé pour désormais occuper 11,5 % du territoire régional contre une valeur de 9,1 % pour l’ensemble du territoire métropolitain. En représentant moins de 20 % des surfaces régionales, les espaces naturels et boisés sont moins présents qu’au niveau national mais leur place s’est légèrement consolidée dans la région. Plusieurs dynamiques et contextes de consommation de foncier peuvent être identifiés au cours des trois dernières décennies. Récemment, après un pic de consommation lors des années 2006-2008, un fléchissement des pertes de surfaces agricoles semble se dessiner.
Une dynamique d’artificialisation toujours soutenue dans les Pays de la Loire : + 28 400 ha en quatre ans
Le territoire des Pays de la Loire, l’une des principales régions agricoles françaises, affiche de 2006 à 2010 une forte dynamique d’artificialisation, notamment à proximité de son littoral au sein des départements de la Loire-Atlantique et de la Vendée. Seul le département de la Mayenne reste un peu à l’écart de ce mouvement. Depuis les années 2007-2008, l’artificialisation du territoire régional semble toutefois se caractériser par des rythmes un peu moins soutenus ...
Les surfaces utilisées par l’agriculture reculent de 35 000 hectares en huit ans dans les Pays de la Loire
L’agriculture utilise les trois quarts du territoire des Pays de la Loire. De 1995 à 2003, 35 000 hectares ont migré vers des usages non agricoles soit 1,5 % des surfaces agricoles de l’année 1995. Les Pays de la Loire figurent parmi les régions les plus « gourmandes » en foncier agricole. L’artificialisation apparaît comme le principal moteur du grignotage constaté. Elle est plus marquée à proximité du littoral, en Loire-Atlantique et en Vendée. Par ailleurs, les rythmes observés depuis le début des années 2000 s’accélèrent. Voici les principales informations apportées par l’enquête TERUTI réalisée annuellement par les services statistiques du Ministère de l’agriculture et de la pêche.
Agriculture et aires urbaines en Pays de la Loire : une influence urbaine qui s’étend sur le territoire
L’agriculture reste présente dans les grands et moyens pôles urbains avec une SAU couvrant 41 % de leur superficie. Entre 2000 et 2010, plus encore en Pays de la Loire qu’à l’échelle nationale, les exploitations des pôles urbains s’agrandissent et leur nombre décroît. Les exploitations spécialisées sont plus présentes dans les couronnes et les pôles. Dans ces derniers, la main d’œuvre rapportée à l’hectare de SAU est presque deux fois plus importante. Le développement des circuits courts est lié à la concentration de la population, sauf pour les exploitations maraîchères. Dans les grands et moyens pôles, les exploitants sont plus diplômés, la part des exploitants de 50 ans ou plus sans successeur y est plus marquée, surtout pour les petites exploitations.
Voir l’annexe méthodologique et les données chiffrées
Près de sept propriétaires par exploitation agricole
Les propriétaires privés de terres agricoles sont des acteurs incontournables de l’activité agricole. Ils sont 226 000 à se partager les 2,1 millions d’hectares exploités par les 34 300 exploitations ligériennes.
Un sur trois détient moins d’un hectare. A l’autre extrême, un quart des propriétaires concentrent 80 % des surfaces agricoles. Les propriétaires sont âgés de 67 ans en moyenne. Un sur deux réside hors de la commune où il détient des terres agricoles. La concentration et le morcellement de la propriété varient selon le lieu géographique.
L’indivision est une situation juridique qui touche quatre hectares sur dix, le droit d’usufruit un hectare sur cinq. Les usufruitiers sont âgés (82 ans en moyenne). Les nu-propriétaires, plus jeunes d’une génération, s’éloignent de leurs terres.
Voir les annexes
INSEE - Dossier n°38 : En Pays de la Loire, la ville déborde de plus en plus sur la campagne (collaboration INSEE - DRAAF : dossier de 56 pages consultable sur le site de l’INSEE)
L’aménagement du territoire constitue un enjeu stratégique pour les Pays de la Loire, au cœur des préoccupations quotidiennes des habitants et des politiques publiques menées par les acteurs nationaux, régionaux ou locaux. Dans une région qui accueille chaque année plus de 30 000 nouveaux habitants, cette question est primordiale...
Ce dossier fait suite au document INSEE - Études n°79 : en Pays de la Loire, les maisons grignotent les champs
INSEE - Études n°79 : en Pays de la Loire, les maisons grignotent les champs (collaboration INSEE, DRAAF, DREAL : document de 6 pages téléchargeable sur le site de l’INSEE)
L’urbanisation croissante place aujourd’hui les Pays de la Loire au 6e rang des régions métropolitaines les plus artificialisées. La croissance démographique, par le biais du logement, et la croissance économique, par celui des bâtiments non résidentiels, sont les deux principaux moteurs de l’extension urbaine actuelle ...
INSEE - Études n° 55 : dans les Pays de la Loire, les bassins de vie agricoles se transforment (collaboration INSEE - DRAAF - 4 pages)
La région Pays de la Loire se situe au deuxième rang des régions françaises par le poids des activités agricoles et agroalimentaires, après la Bretagne. Le marché de l’emploi rural s’est profondément transformé pour passer d’une économie très agricole et industrielle à une économie plus résidentielle.