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Dossier territorial départemental Loire-Atlantique 2020

 

Contexte pédo-climatique

Bordée à l’ouest par 130 km de côtes, la Loire-Atlantique jouit d’un climat tempéré océanique aux hivers doux et aux étés moyennement chauds. Les normales climatiques, calculées sur 30 ans à Nantes, font ressortir une température moyenne annuelle de 12°C, un cumul annuel de précipitations de 820 mm et d’ensoleillement de 1 800 heures. Situé sur le Massif armoricain, aujourd’hui réduit à l’état de pénéplaine, le département figure parmi les plus plats de France avec une altitude moyenne inférieure à 40 m. Traversé par la Loire et ses affluents, il comporte beaucoup de zones humides : lac de Grand-Lieu, marais de la Brière, marais salants de Guérande, marais Breton ... Ses sols sont souvent imperméables, les terres hydromorphes couvrant environ 60 % de la surface agricole utilisée (SAU). Ceci explique en partie la prédominance des prairies dans ce département (57 % de la SAU en 2018) et par voie de conséquence celle de l’élevage.

Démographie

La Loire-Atlantique est le département le plus peuplé des Pays de la Loire. Entre 2012 et 2017, sa croissance démographique est soutenue : + 1,2 % par an, trois fois supérieure à la moyenne nationale. Ce rythme de croissance élevé place la Loire-Atlantique au sixième rang des départements métropolitains. C’est le seul département de la région qui n’est pas concerné par le ralentissement démographique. Sur la période, l’accélération de la croissance démographique est portée essentiellement par Nantes Métropole et l’agglomération nazairienne. Quelques communes en ralentissement démographique se concentrent au nord du département. La densité de population est la plus forte des cinq départements ligériens, avec 201 habitants au km².

Occupation du territoire

Le territoire départemental est majoritairement occupé par l’agriculture ; la surface agricole utilisée (SAU) représente 64 % des surfaces (68 % en Pays de la Loire). Les espaces boisés (y compris haies) couvrent quant à eux 15 % du département. Près de 15 % des surfaces sont artificialisées. Les autres surfaces, 7 % du territoire, recouvrent une grande diversité de situations : landes, friches, plages, rochers, eaux intérieures ... Au cours des dix dernières années (2008-2018), les sols artificialisés ont progressé de 11 %, soit en moyenne 1 025 ha par an.

Agriculture

L’agriculture représente 2 % des emplois du département, proportion deux fois moindre qu’au niveau régional.
En 2016, les exploitations agricoles emploient 13 600 actifs permanents (soit 10 500 unités de travail annuel). Le volume d’emploi non salarié, pour l’essentiel les chefs d’exploitation et coexploitants, a baissé de 2,4 % par an entre 2010 et 2016, comme au niveau régional. Dans le même temps, le volume de travail salarié a progressé de 2,1 % par an. Il représente près d’un emploi sur deux (en ETP), et est particulièrement présent en maraîchage (notamment via les groupements d’employeurs) et en viticulture. En 2013, selon les résultats de l’enquête structure (portant sur un dixième des exploitations), le nombre d’exploitations s’établirait à 5 900, soit un repli de 10 % par rapport au recensement agricole de 2010.

En valeur, la Loire-Atlantique représente 20 % des biens agricoles régionaux produits en 2018 (23 % pour les produits végétaux et 18 % pour les produits animaux). L’élevage (bovin, porcin et avicole notamment) représente 55 % de la valeur de la production agricole départementale et concerne sept exploitations sur dix. La spécialisation la plus répandue est la production laitière, choisie par 30 % des exploitations. Celle-ci mobilise 30 % du temps de travail agricole. La Loire-Atlantique est le second département laitier de la région, après la Mayenne, et le septième à l’échelle nationale.

Les exploitations orientées vers la production de végétal spécialisé, bien que moins nombreuses (16 %), concentrent quant à elles 44 % du temps de travail agricole, principalement en maraîchage et en viticulture. Les surfaces viticoles (plus de 11 000 ha) représentent 34 % des surfaces viticoles régionales, avec pour principales appellations le Muscadet et le Gros Plant. Le département concentre 63 % des surfaces régionales en maraîchage et se situe en première position nationale. Ses principales productions sont la mâche, la tomate, le concombre, le radis et le poireau. Dans le domaine horticole, la production de muguet est emblématique du département (21 millions de brins commercialisés en 2018). Avec près de 67 000 ha en agriculture biologique en 2018 (35 % des surfaces régionales, et troisième rang national), la Loire-Atlantique se démarque par plus de 16 % de sa SAU convertie ou en cours de conversion. 43 % des exploitations bio du département sont spécialisées en élevage bovin. C’est le premier département pour les livraisons de lait de vache bio.

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Productions agricoles en 2018 en valeur
Source : AGRESTE - comptes de l’agriculture
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Répartition du temps de travail par atelier de production
Source : AGRESTE - RA 2010
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Les chiffres clés du département

Industries agroalimentaires

L’industrie agroalimentaire est relativement moins présente en Loire-Atlantique que dans les autres départements ligériens (19 % des salariés industriels, contre 25 % pour la région). Hors artisanat commercial, elle emploie près de 8 500 salariés dans le département en 2015, se situant ainsi au douzième rang des départements français. Trois secteurs rassemblent à parts similaires sept salariés sur dix : l’industrie des viandes (société Aubret, groupe Gastronome), l’industrie laitière, et la boulangerie-pâtisserie industrielle (groupe United Biscuits, Tipiak traiteur pâtissier, biscuiterie Lu). En 2018, les exportations des produits des IAA, les plus élevées en valeur dans la région, ne représentent que 7 % des montants exportés du département, le taux le plus faible des départements ligériens.

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