Bilan de l’année agricole

publié le 23 mai 2022

Année 2021

Bilan de l’année agricole : une reprise ternie par l’envolée des coûts de production
Après avoir été désorganisés par la pandémie de la Covid-19, les marchés agricoles retrouvent de l’allant. En grandes cultures, la récolte régionale est satisfaisante. Face à une forte demande mondiale et une baisse des stocks, les cours grimpent. Les productions légumières pâtissent des conditions climatiques défavorables à leur développement végétatif et à leur consommation. En pommes et en poires, les cours élevés de la fin de saison 2020-2021 restent à de hauts niveaux en début de campagne 2021-2022, du fait des quantités limitées. La récolte viticole est déficitaire en raison d’épisodes de gel combinés à l’humidité et de maladies cryptogamiques mais les ventes au négoce restent régulières grâce aux stocks de 2020, à des prix supérieurs. Le marché laitier traditionnel profite d’une demande et de cours soutenus. La tendance est inversée pour la filière biologique dont l’attrait décline. Le marché des gros bovins devient porteur avec des transactions suivies et des cotations haussières liées aux disponibilités réduites. Les cours du porc reculent dans un marché en crise. Les prix des œufs sont dopés par des exportations intra-européennes actives. Après le double impact de la crise sanitaire et de la grippe aviaire, la filière des canards repart ; celle des poulets garde son dynamisme et les autres volailles restent en berne.

Voir les bilans précédents
2020 : turbulences sur les marchés agricoles en 2020
2019 : une année 2019 fructueuse pour les filières porcine et laitière
2018 : de meilleurs prix à la production, sauf en viande porcine, mais des coûts de production haussiers
2017 : des embellies fragiles et éphémères
2016 : esquisse d’une amélioration conjoncturelle laitière et porcine, rendements en céréales les plus bas depuis dix ans
2015 : crise conjoncturelle en viandes porcine et bovine
2014 : des produits impactés par l’embargo russe
2013 : une année marquée par des conditions climatiques chaotiques
2012 : prix des produits et des intrants en hausse
2011 : la demande des pays tiers soutient la hausse des prix agricoles
2010 : une année favorable aux productions végétales, préjudiciable pour la moitié des éleveurs (bovins viande et porcs)
2009 : une année difficile pour l’agriculture
2008 : recul des cours et augmentation des coûts de production
2006 : des productions à la baisse mais des cours plutôt en hausse
NB : le bilan 2007 n’a pas été réalisé