Soutien au secteur céréalier : déposez votre demande jusqu’au 23 mars 2026
La filière céréalière française fait face à plusieurs chocs de grande ampleur qui laissent un solde disponible négatif depuis trois ans à l’échelle nationale pour la culture du blé tendre, situation inédite au cours des 25 dernières années.
Le dispositif de soutien
Le Gouvernement a décidé de la mise en place d’un soutien exceptionnel de 35 millions d’euros, complété par une enveloppe de cinq millions d’euros en 2026 de prise en charge de cotisations à la Mutualité sociale agricole (MSA), dédiée à la filière grandes cultures.
En ce qui concerne l’aide d’urgence, les Pays de la Loire disposent d’une enveloppe régionale d’un montant de 1,46 million d’euros.
Le montant de l’aide est fixé à 3 000 €, majoré de 10 % pour les jeunes agriculteurs bénéficiant d’une dotation jeunes agriculteurs (DJA) et installés les trois dernières années, c’est à dire avant le 01 janvier 2024.
Bénéficiaires et critères d’attribution de l’aide d’urgence
Bénéficiaires
Les bénéficiaires éligibles sont les exploitations spécialisées dans la production de céréales et d’oléoprotéagineux, et au sein de celles-ci les exploitations qui présentent plus de 50% de leurs surfaces en céréales et protéagineux.
Critères d’attribution
Les critères d’attribution de l’aide ont été définis à l’échelle régionale, en concertation étroite avec les acteurs de terrain (organisations professionnelles représentatives, chambres d’agriculture, MSA, centres de gestion, directions départementales des territoires (et de la mer) - DDT(M)...
Pour être éligibles, les exploitations des Pays de la Loire doivent avoir (au regard de leur déclaration PAC 2025) :
- une surface en céréales et oléoprotéagineux d’au moins 70% de la surface agricole utile (SAU),
- une surface en céréales et protéagineux d’au moins 50% de la SAU,
- une surface de cultures industrielles (tabac, chanvre, lin textile, plantes sarclées (pomme de terre, betterave, carotte,...) d’au plus 10 % de la SAU,
- et justifier d’une perte d’excédent brut d’exploitation (EBE) d’au moins 50% par rapport aux cinq dernières années. Ce seuil de 50% pourra être revu à la hausse en fonction du nombre de dossiers déposés et de l’enveloppe disponible.
La perte d’EBE est calculée en comparant le dernier exercice comptable connu à la moyenne des cinq années précédentes et obligatoirement attestée par un centre de gestion.
Demande et instruction de l’aide
La date limite de dépôt des demandes est fixée au 23 mars 2026 inclus.
La demande est à réaliser en ligne sur la plateforme demarche.numerique.gouv.fr :
L’instruction des dossiers sera assurée au niveau départemental par les directions départementales des territoires (et de la mer) - DDT(M).