Un exercice RICA 2024 marqué par des défis climatiques et des disparités sectorielles en Pays de la Loire

L’année 2024 marque une année économique difficile en Pays de Loire. Sur l’ensemble de la région, en champ complet, l’excédent brut d’exploitation (EBE) s’établit en 2024 à 116 960 € en baisse de 10 % par rapport à 2023. Il est néanmoins supérieur à l’EBE national qui se positionne à 85 340 €. Le résultat courant avant impôt (RCAI), également en champ complet, atteint 55 820 € en 2024, en diminution de 22 % par rapport à 2023. Par ailleurs des conditions climatiques particulièrement défavorables en 2024 en Pays de la Loire ont fortement impacté les filières végétales aussi bien en grandes cultures qu’en viticulture.

L’excédent brut d’exploitation (EBE) en Pays de la Loire en 2024 

Une performance en recul, mais supérieure à la moyenne nationale
L’EBE permet de disposer d’une information sur la performance économique de l’exploitation. La région des Pays de la Loire est cette année la région métropolitaine médiane en ce qui concerne l’EBE en équivalent temps plein non-salarié.

Cet indicateur perd 7,9 % par rapport à 2023 en se positionnant à 74 594 €.
Malgré cela, la région reste cette année au dessus de la moyenne nationale située à 67 020 €.

La carte 1 met en valeur des disparités régionales de 36 600 € pour l’Occitanie à 92 100 € pour la Bretagne. L’EBE par UTANS diminue en 2024 en Pays de la Loire en raison de conditions climatiques défavorables fortement impactantes sur les filières végétales comme les céréales et la viticulture.

Carte 1 : les Pays de la Loire, la région médiane en matière d’EBE
L’EBE des Pays de la Loire partage la France en 2

Cette carte de France valorise l'excédent brut d'exploitation par région à partir des données du RICA sur l'exercice comptable 2024. L'indicateur est catégorisé en trois groupes : plus de 80 milliers d'euros, entre 60 et 80 milliers d'euros, moins de 60 milliers d'euros. Les Pays de la Loire avec 74,6 milliers d'euros est la région médiane. La carte met en évidence une forte disparité régionale. En effet l'EBE en Occitanie est de 36,6 milliers d'euros alors que l'EBE en Bretagne est de 92,1 milliers d'euros. De façon schématique, la France est partagée en deux, les régions en dessous des Pays de la Loire auxquelles on peut ajouter le Centre Val De Loire ont une EBE ont un EBE inférieure à 60 milliers d'euros.
ource : Agreste - RICA 2024 - © IGN - BD Carto

Le tableau 1 détaille par culture le niveau d’EBE/UTANS et sa variation par rapport à 2023 en € courants et en € constants. Il décrit une situation économique difficile pour les cultures de céréales et oléoprotéagineux quand le maraîchage et l’élevage bovins lait se distinguent avec une augmentation de l’indicateur. Dans la filière des céréales et oléoprotéagineux, la production de l’exercice (nette des achats d’animaux) contribue à expliquer la variation de l’EBE/UTANS par une diminution de 24,7 % par rapport à 2023 en s’établissant à 140 470 €.

Tableau 1 : un EBE globalement en diminution en Pays de la Loire en 2024

Orientation EBE par ETP non salarié
2024 (en €) Évolution 24/23 en € courants (en %) Évolution 24/23 en € constants (en %)
Céréales et oléoprotéagineux 34 319,0 - 43,9 - 45,0
Légumes et champignons 94 910,5 15,4 13,0
Viticulture 89 760,2 - 12,6 - 14,4
Bovins lait 85 610,4 4,7 2,5
Bovins viande 60 982,4 - 5,1 - 7,1
Bovins mixte 72 406,8 - 5,1 - 7,0
Porcins 151 606,9 - 7,6 - 9,5
Volailles 109 317,3 - 5,4 - 7,4
Polyculture, polyélevage 50 028,2 - 24,2 - 25,8
ENSEMBLE 74 593,9 - 6,8 - 8,7
La première colonne est en euro et correspond aux résultats en champ complet 2024. La notion d’€ constant ou courant n’a de sens que lorsqu’on parle d’évolution pour prendre en compte ou pas l’impact des prix.
Source : Agreste - RICA 2024

Les données dans le tableau 2 précisent pour l’EBE par UTANS, outre la moyenne et la médiane, les valeurs du premier et du neuvième décile. On observe ainsi une forte disparité en ce qui concerne la culture de céréales et d’oléoprotéagineux en Pays de la Loire : alors que 10 % des exploitations ayant cette orientation technico-économique (OTEX) affichent un EBE inférieur à 838,6 €, les 10 % restantes les plus performantes enregistrent un EBE supérieur à 119 545,6 €. Cela représente un écart interdécile de 118 707 € et un ratio de 142,5. Cette grande disparité illustre les difficultés observées au sein de cette filière et des situations qui peuvent fortement diverger entre les exploitations. Le ratio interdécile en particulier nous donne une information importante quant aux divergences entre filière. A contrario, pour la filière avicole, malgré un écart interdécile proche de celui de la filière COP, le ratio n’est que de 10,7. Ainsi, l’EBE par Utans des 10 % des exploitations ayant le plus faible EBE par Utans est 10,7 fois moins élevé que celui des 10 % ayant l’EBE par Utans le plus élevé.

Tableau 2 : dispersion de l’EBE par UTANS en 2024, des écarts interdéciles révélateurs des inégalités entre filières

OTEXMédianeMoyenne1er décile9ème décileÉcart interdécileRatio interdécile
Céréales et oléoprotéagineux 18 415,3 36 373,3 838,6 119 545,6 118 707,0 142,5
Légumes et champignons 43 960,4 121 799,6 10 121,2 283 903,3 273 782,1 28,1
Viticulture 32 086,7 61 668,9 - 22 708,0 128 407,8 151 115,8 -
Bovins viande 52 567,6 55 922,3 25 143,2 91 769,6 66 626,4 3,6
Bovins lait 79 382,6 85 317,9 35 465,7 143 988,8 108 523,1 4,1
Bovins mixte 74 649,6 70 219,8 19 149,9 108 193,6 89 043,7 5,6
Porcins 93 474,0 151 445,2 29 108,9 398 239,2 369 130,4 13,7
Volailles 66 787,6 76 328,2 13 005,0 138 516,5 125 511,5 10,7
Polyculture, polyélevage 39 494,9 50 219,3 2 805,0 112 690,5 109 885,5 40,2
Ensemble - Pays de la Loire 61 179,7 69 134,1 5 826,3 128 428,0 122 601,7 22,0
Ensemble - France 44 965,1 61 000,2 1 994,3 128 139,2 126 144,9 64,3
Source : Agreste - RICA 2024

Le Résultat Courant avant Impôt (RCAI) homogène et globalement en baisse en 2024

En 2024, en Pays de la Loire, la filière des grandes cultures se distingue par une disparité du RCAI par UTANS bien moindre (65 622 €) que les autres filières, comme le maraîchage (306 614 €) ou l’élevage porcin (250 786 €). Cela met en évidence une situation plus homogène pour la filière COP et de l’ensemble des grandes cultures. Nous déduisons par ailleurs de cette homogénéité qu’une grande partie des exploitations de cette filière est impactée par la situation de crise. Le premier décile étant négatif, il n’est pas possible de s’appuyer sur le ratio interdécile.

Carte 2 : Les Pays de la Loire, des performances inférieures à la moyenne nationale

Cette carte de France valorise le Résultat Courant Avant Impôt par région à partir des données du RICA sur l'exercice comptable 2024. L'indicateur est catégorisé en trois groupes, selon la contribution de la région au RCAI national : moins de 5 %, entre 5 et 10 %, plus de 10 %. Ainsi, les Pays de la Loire avec un RCAI de 55 800 euros contribue entre 5 et 10 % au RCAI national. Avec un RCAI de 75 900 euros, la Bretagne a une contribution au RCAI national supérieure à 10 %.
Source : Agreste - RICA 2024 - © IGN - BD Carto

Tableau 3 : dispersion du RCAI par UTANS en 2024, une répartition assez homogène entre les filières

OTEXMédianeMoyenne1er décile9ème décileÉcart interdécileRatio interdécile
Céréales et oléoprotéagineux - 7 854,9 842,7 - 35 655,6 29 965,6 65 621,2 -
Légumes et champignons 22 400,9 65 201,7 - 10 176,2 228 316,2 238 492,4 -
Viticulture 11 159,0 80 878,9 - 74 975,8 80 878,9 155 854,6 -
Bovins viande 19 319,6 25 819,4 702,9 57 066,4 56 363,5 81,2
Bovins lait 43 840,9 44 957,2 4 527,0 80 620,5 76 093,5
Bovins mixte 39 469,6 32 326,3 - 3 319,5 79 371,8 82 691,3 -
Porcins 64 681,4 81 115,0 19 018,7 246 192,0 227 173,4 12,9
Volailles 15 824,0 23 705,6 - 21 306,4 66 732,0 88 038,3 -
Polyculture, polyélevage 4 008,9 14 609,8 - 15 728,6 38 210,0 53 938,6 -
Ensemble - Pays de la Loire 27 360,4 29 538,5 - 16 843,5 77 115,6 93 959,1 -
Ensemble - France 19 766,3 27 614,1 - 20 730,0 79 354,5 100 084,4 -
Source : Agreste - RICA 2024

La dispersion du RCAI des exploitations en Pays de la Loire se distingue du niveau France métropolitaine. En effet, la moitié des exploitations régionales ont un résultat courant compris entre 2 789 € et 49 652 € quand cet intervalle est plus étendu pour la France entre 20 507 € et 79 710 €. Cela met en évidence une plus grande homogénéité des exploitations ligériennes, mais également un résultat courant inférieur à celui de l’échelon national.

Zoom 1 : les grandes cultures en crise 

Un EBE et un RCAI en forte baisse en 2024
Baisse des rendements et des surfaces cultivées : un retour aux niveaux de 2020
Comme au niveau national1, mais de façon encore plus prononcée, la filière des grandes cultures connaît une forte dégradation de ses indicateurs économiques en 2024 : son EBE par ETP non salarié et en euro constant chute de 45 % tandis que son RCAI par ETP non salarié et en euro constant s’écroule de 112,1 %. Une production en baisse sur l’année, résultant d’une diminution des rendements et des surfaces cultivées, explique la difficile situation de la filière en 2024.

Entre 2015 et 2024, pour l’ensemble de la filière grandes cultures2, une tendance similaire se dessine quelle que soit l’échelle (nationale ou régionale) : après une forte augmentation entre 2020 et 2022 (quasiment multiplié par deux) l’EBE se repositionne en 2024 au niveau de 2020. En 2024, le graphique ci-dessous indique pour la filière COP un EBE par UTANS de 34 319 € et pour l’ensemble des grandes cultures un EBE par UTANS de 38 982 €. Cet indicateur est bien inférieur au niveau France métropolitaine (62 153 €) et surtout Pays de la Loire, toutes cultures confondues (74 594 €). En 2024 les filières COP et ensemble des grandes cultures ont, en Pays de la Loire, le plus faible EBE par UTANS si on le compare avec les autres filières. Cela met en évidence pour la filière grandes cultures une performance économique en baisse depuis 2 ans, mais également la plus en difficulté dans la région. Les données présentes dans le tableau 1 illustrent ce positionnement. Ces cultures ont fortement été impactées par des conditions météorologiques défavorables (manque d’ensoleillement, pluviométrie excessive). Dans le même temps le marché a été influencé au cours de l’année par une offre mondiale importante et une vive concurrence russo-ukrainienne.

1. https://agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/disaron/Pri2506/detail/
2. L’ensemble de la filière grandes cultures comprend la filière COP et les autres grandes cultures, ce qui correspond aux OTEX 1500 et 1600.

Graphique 1 : l’EBE par UTANS des exploitations spécialisées en céréales et oléoprotéagineux diminue pour la deuxième année consécutive

Le graphique, à partir des données issues du RICA, exercice comptable 2024, montre l'évolution de l'EBE par UTANS en Pays de la Loire toute filière confondue, en France métropolitaine toute filière confondue, la filière des céréales, des oléagineux et protéagineux, la filière des céréales, des oléagineux et protéagineux et des autres grandes cultures. La période va de 2015 à 2024 et montre qu'après une hausse de l'indicateur entre 2020 et 2022, celui-ci connaît une baisse. Ainsi, en 2022, en Pays de la Loire l'EBE par UTANS se positionne à 90 732 euros et atteint en 2024 74 594 euros. La filière des céréales, oléagineux et protéagineux connaît la même tendance de façon plus marquée et passe en 2022 de 83 690 euros à 34 319 euros en 2024.
Source : Agreste - RICA 2024

Zoom 2 : Comparaison des modes de production agriculture biologique versus conventionnelle

Une progression de l’EBE par UTANS, mais des dynamiques contrastées
La place de l’agriculture biologique en Pays de la Loire connaît un certain essor sur la période 2015 – 2024. Alors qu’elle représentait 8,1 % des exploitations en 2015, ce taux a pratiquement doublé pour atteindre 15,2% des exploitations en 2024. Sur cette même période, quel que soit le mode de production, conventionnel ou biologique, l’excédent brut d’exploitation par unité de travail non salarié est en augmentation, de façon plus prononcée en conventionnel.

Graphique 2 : une augmentation de l’EBE par UTANS plus forte en agriculture conventionnelle

Les données du graphique sont issues du RICA sur l'exercice comptable 2024. Il montre la progression depuis 2015 de l'EBE par UTANS, en Pays de la Loire en agriculture biologique et en agriculture conventionnelle. Ainsi, quel que soit le mode d'agriculture, l'excédent brut d'exploitation par unité de travail non salarié est en augmentation. Celle-ci est plus marquée en agriculture conventionnelle malgré une baisse de l'indicateur entre 2022 (94 739 euros) et 2024 (75 132 euros).
Source : Agreste - RICA 2024

Les subventions

Baisse des montants des aides hors PAC et disparités sectorielles : volailles, bovins et viticulture particulièrement touchés

En 2024, le montant total des subventions perçues en Pays de la Loire, diminue de 4,9 % par rapport à 2023 et s’établit en moyenne à 40 530 € par bénéficiaire. La variation des montants hors PAC contribue fortement à cette diminution. Cette baisse est beaucoup plus marquée qu’au niveau national en diminution de 0,4 %. Certaines orientations techniques sont particulièrement concernées par cette baisse du montant : élevage de type granivores mixte, volailles et viticulture. Cela s’explique également par une forte diminution des montants hors PAC dont la part dans le montant global n’est pas négligeable. A contrario, des orientations de type bovins mixte ou les COP connaissent une forte diminution du montant des subventions hors PAC, mais cela se ressent moins au niveau total car la part de ces aides est moins importante.

Tableau 4 : une baisse marquée des aides agricoles en 2024

Orientation technique Part de bénéficiaires de subventions (en%) Par bénéficiaire d’au moins une subvention
Montant total de subvention d’exploitation (en €) Évol. (%) 24/23 dont premier pilier (en €) Évol. (%) 24/23 dont second pilier (en €) Évol. (%) 24/23 dont autres aides (en €) Évol. (%) 24/23
Bovins mixte 100,0 56 483 - 3,5 49 492 - 0,3 6 684 - 4,3 307 - 83,8
Bovins viande 100,0 51 071 1,2 42 176 - 1,4 7 704 14,0 1 191 14,0
Granivores mixte 100,0 50 336 - 17,4 42 074 - 0,3 4 879 21,1 3 383 - 74,0
Polyculture, polyélevage 100,0 48 995 - 1,9 37 005 - 1,4 7 817 12,3 4 172 - 29,4
Bovins lait 100,0 45 609 2,1 37 129 0,9 7 008 24,2 1 472 - 35,8
Porcins 89,3 38 427 16,3 28 087 10,8 5 164 81,6 5 177 4,3
Légumes et champignons 81,7 31 607 9,5 4 909 - 15,7 1 535 - 16,9 25 163 16,6
Céréales et oléoprotéagineux 100,0 27 633 1,1 25 067 0,4 2 111 37,7 455 - 52,3
Volailles 84,8 22 593 - 36,6 16 287 21,0 2 443 15,8 3 863 - 82,1
Viticulture 89,1 17 425 - 36,6 6 589 - 10,4 8 236 3,7 2 601 - 76,4
Ensemble Pays de la Loire 95,6 40 530 - 4,9 31 952 1,2 5 822 18,7 2 757 - 55,9
Ensemble France 91,4 38 613 - 0,4 27 449 1,0 8 039 4,6 3 126 - 19,6
France métropolitaine, Guadeloupe, Martinique et La Réunion
Source : Agreste - Résultats RICA 2023 et 2024

L’orientation technique avicole est particulière en région Pays de la Loire : outre un montant global de subventions en forte baisse, cette filière a le plus fort taux d’endettement, certes stable par rapport à 2023 et relativement proche du taux national. En dehors de la filière de type Bovins lait, les filières de type Bovins mixte et Bovins viande, suivies de la viticulture ont les plus faibles taux d’endettement si l’on compare aux autres filières. Cette tendance se retrouve au niveau national, parfois dans des ordres de grandeur différent, notamment pour la viticulture, les filières de type granivores mixtes et de type polyculture et le polyélevage.

Tableau 5 : taux d’endettement stable en 2024, mais des dynamiques contrastées selon les filières

OrientationTaux d’endettement Évolution du taux d’endettement 2024 / 2023Taux d’endettement France entière
Bovins mixte 40,6 - 7,7 41,4
Bovins viande 39,2 - 2,2 33,1
Granivores mixte 58,1 1,3 41,4
Polyculture, polyélevage 55,9 - 2,6 45,7
Bovins lait 54,9 2,1 50,7
Porcins 59,7 - 3,2 58,4
Maraîchage 34,9 - 9,2 52,5
Céréales et oléoprotéagineux 53,0 7,6 41,4
Volailles 70,7 - 0,1 66,6
Viticulture 45,0 6,2 30,5
Ensemble Pays de la Loire 53,5 0,4 42,2
France métropolitaine, Guadeloupe, Martinique et La Réunion
Source : Agreste - Résultats RICA 2023 et 2024

Les résultats économiques des exploitations en 2024

Tableau 6 : les résultats économiques 2024 des exploitations agricoles - Pays de la Loire
Valeurs moyennes 2024 par exploitation en euros - évolution par rapport à 2023 à champ constant corrigée de l’évolution des prix (%)

Ensemble Pays de la Loire Viticulture Légumes et champignons Bovins lait Bovins viande Bovins mixte Volailles Porcins Céréales et protéagineux (1)
Nombre d’exploitations représentées 21 067 1 105 448 4 747 2 437 1 277 2 019 559 2 403
Caractéristiques générales
Surface agricole utilisée (en ha) 110 39 17 129 130 155 54 105 114
dont : SAU en fermage 102 35 13 120 122 147 45 98 106
Effectifs animaux (en UGB) 175 0 1 130 166 223 547 623 4
Nombre d’ETP 3 4 8 2 2 2 2 3 1
dont : ETP non salariées 2 1 2 2 1 2 1 2 1
Ventes et autoconsommation 411 684 436 794 625 874 384 665 208 413 338 363 731 117 1 072 546 161 010
Achats d’animaux 25 317 0 525 3 305 17 348 6 297 115 382 54 987 18 354
Ventes et autoconsommation (nette des achats d’animaux) 386 367 436 794 625 349 381 361 191 064 332 066 615 735 1 017 559 142 657
Production stockée -4 191 -18 837 58 7 521 1 422 2 978 1 267 -7 153 -10 869
Production immobilisée 6 234 7 524 2 609 6 647 3 477 3 158 3 440 39 659 74
Produits divers 6 814 15 204 15 468 3 589 4 363 1 591 7 170 10 531 8 609
Production de l’exercice nette des achats d’animaux 395 224 440 685 643 484 399 118 200 327 339 792 627 611 1 060 596 140 470
Rabais, remises, ristournes obtenus 984 37 41 814 260 492 1 321 1 680 780
Charges d’approvisionnement 165 950 88 837 159 414 139 169 76 368 120 102 383 781 553 286 58 008
Autres achats et charges externes (n. c. fermages) 110 682 138 029 181 855 122 744 70 908 104 477 103 881 221 474 56 560
Valeur ajoutée 119 576 213 856 302 256 138 020 53 311 115 705 141 270 287 515 26 682
Subventions d’exploitation 38 743 15 533 25 835 45 609 51 071 56 483 19 159 34 315 27 633
Indemnités d’assurance 3 917 5 054 760 3 258 2 585 3 770 3 499 4 716 6 156
Fermages 16 466 25 143 4 508 16 779 15 991 20 182 6 579 16 637 16 806
Impôts et taxes 2 925 4 992 2 800 2 863 1 832 2 484 2 817 5 030 2 251
Charges de personnel 25 888 72 465 167 468 15 401 3 826 9 939 12 789 53 761 3 497
Excédent brut d’exploitation (EBE) 116 956 131 843 154 075 151 844 85 318 143 353 141 742 251 119 37 917
Transferts de charge 455 252 547 660 232 396 770 734 120
Dotations aux amortissements 55 075 56 234 67 826 62 861 38 626 65 573 64 309 99 278 34 374
Résultat d’exploitation 62 336 75 861 86 796 89 642 46 923 78 176 78 202 152 575 3 663
Produits financiers 1 540 981 3 236 1 157 592 1 232 4 194 3 089 736
Charges financières 8 061 8 387 4 085 8 541 5 814 8 355 11 196 20 022 4 240
Résultat courant avant impôts (RCAI) 55 816 68 455 85 947 82 259 41 701 71 052 71 200 135 642 159
Plus ou moins value sur cession d’actifs immobilisés 6 843 468 610 6 858 3 877 9 520 4 287 4 554 8 753
Quote-part des sub. d’inv. affectée à l’exercice 2 714 6 025 11 694 2 857 1 057 1 205 3 140 9 829 749
Profits et charges exceptionnels 138 55 -64 484 239 593 354 1 063 179
Résultat de l’exercice 65 510 75 004 98 187 92 457 46 874 82 371 78 982 151 087 9 841
Ratios et données complémentaires
Valeur ajoutée par ETP totales 46 433 51 075 36 455 58 377 33 571 48 511 80 794 85 275 21 366
EBE par ETP NS 74 594 89 760 94 910 85 610 60 982 72 407 109 317 151 607 34 319
RCAI par ETP NS 35 599 46 605 52 944 46 378 29 806 35 888 54 913 81 890 144
Charges sociales de l’exploitant 18 114 17 667 15 267 23 474 13 386 21 817 18 283 33 738 7 826
Poids de l’endettement 51 48 31 46 49 44 49 51 77
Remboursements en capital emprunts à LMT 51 356 54 810 44 087 61 063 35 599 55 020 58 357 107 773 24 767
Taux d’endettement 54 45 35 55 39 41 71 60 53
(1) : ne comprend que l’OTEX 1500 – Céréaliculture et culture de plantes oléagineuses et protéagineuses
Source : Agreste - Agreste - RICA 2024

Définitions

Le Réseau d’Information Comptable Agricole (RICA) est une opération européenne de recueil d’informations comptables individuelles. Réalisée dans les 27 états membres selon des définitions et des règles communes, elle permet de comparer les résultats obtenus pour les différents types d’agriculture européenne. Enquête annuelle, elle permet la collecte des données comptables et technico-économiques détaillées auprès d’un échantillon d’exploitations agricoles.

Champ et classification des exploitations
Le champ couvert est constitué des moyennes et grandes exploitations qui sont classées selon leur spécialisation, l’orientation technico-économique (OTEX). Ce classement se fait à partir des productions brutes standards (PBS) : une exploitation est spécialisée dans un domaine si la PBS de la ou des productions concernées dépasse les deux tiers du total.

Le RICA couvre le champ des exploitations dont la PBS est supérieure à 25 000 euros pour la métropole. En Pays de la Loire, l’échantillon de 452 exploitations permet d’obtenir des résultats représentatifs régionalement pour les principales orientations technico-économiques. Il couvre un champ de 21 067 exploitations.

Les données sur lesquelles s’appuient les résultats présentés dans cette publication ont été collectées en 2025 et sont représentatives de l’exercice comptable 2024.

Quelques définitions

  • L’excédent brut d’exploitation (EBE) est calculé à partir de la valeur de la production de l’année (vendue ou stockée), augmentée des subventions, de laquelle sont soustraites les consommations intermédiaires et les autres charges d’exploitation (salaires, impôts fonciers, fermages...).
  • Le résultat courant avant impôt (RCAI) est la différence entre les produits et les charges courantes. Il exprime une forme de revenu familial (les charges sociales de l’exploitant ne sont toutefois pas déduites) qui doit permettre de rémunérer le travail non salarié et les capitaux propres.
  • Subventions : dans le RICA, les subventions d’exploitation sont enregistrées au titre de la campagne en cours. Les aides du premier pilier, dues au titre de la campagne 2021, sont enregistrées en totalité au RICA. Les aides du second pilier sont estimées.
  • Taux d’endettement : il rapporte le total des dettes à l’actif.
  • Méthodologie statistique : une différence de données apparaît entre le tableau 1 et le tableau 2. Elle concerne la moyenne de l’EBE par UTANS. La grille de lecture qui suit concerne l’ensemble des données, quelle que soit l’OTEX. A titre d’exemple, le tableau 1 indique en Pays de la Loire un EBE par UTANS de 74 593,9 € alors que le tableau 2 indique une moyenne pour l’EBE par UTANS de 69 134,1 €. La méthode de calcul n’est pas la même selon le résultat souhaité : dans le tableau 1, nous réalisons un ratio de moyenne alors que dans le tableau 2, nous réalisons une moyenne de ratios. La première méthode répond à l’objectif d’établir une tendance générale. La deuxième méthode est davantage appliquée pour faire ressortir une donnée individuelle moyenne.

Télécharger l’étude sur le RICA 2024


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