Candidatus Phytoplasma vitis - Flavescence dorée
Description de la flavescence dorée
La flavescence dorée est provoquée par un phytoplasme (bactérie sans paroi) qui se développe dans les vaisseaux de la vigne et les détruit.
Son principal vecteur est un insecte inféodé à la vigne, la cicadelle, à laquelle la maladie est transmise suite à ses piqûres nutritionnelles.
C’est l’une des maladies les plus dommageables du vignoble, responsable de pertes de rendement et du dépérissement des ceps. Sans mesures de contrôle, la maladie se propage rapidement en présence de l’insecte vecteur, et peut affecter la totalité des ceps d’une parcelle en quelques années.
Compte tenu de cette nuisibilité, la flavescence dorée est classée organisme de quarantaine au niveau communautaire (Règlement 2019-2072-UE) et fait l’objet d’un arrêté ministériel du 27 avril 2021, modifié le 09 mai 2025, précisant les mesures de lutte contre cette maladie et contre son agent vecteur.
Toute présence constatée ou suspectée de flavescence doit être signalée sans délai à la DRAAF.
La situation en Pays de la Loire
Le premier foyer de flavescence dorée en vignoble a été découvert dans la région en 2022, suivi de nouvelles détection en 2023 et 2024, toutes dans le saumurois (Sud-Est du Maine-et-Loire).
Trois zones délimitées, soumises à des mesures de lutte obligatoire, avaient alors été établies en 2025.
Dans chacune de ces trois zones, aucune nouvelle détection n’a été observée lors des prospections exhaustives réalisées à l’automne 2025. Ce constat encourageant s’explique par une détection probablement très précoce de la maladie par rapport à la date de son introduction en parcelle, et par les mesures rigoureuses de surveillance et de traitements anti-vectoriels obligatoires mises en œuvre dans ces zones.
Toutefois, les prospections réalisées en dehors de ces zones, sur des territoires jusqu’alors non connus comme contaminés et sélectionnés suite à une analyse de risque établie par la DRAAF (Service régional de l’alimentation - SRAL), a permis de découvrir à l’automne 2025 de nouveaux foyers dans le Maine-et-Loire, souvent distants des premiers et avec un nombre de ceps touchés laissant penser, pour certains d’entre eux, que la maladie est déjà présente depuis quelques années.
Ces découvertes ont conduit, en application de l’arrêté ministériel du 27 avril 2021, à devoir définir de nouvelles zones délimitées dans lesquelles des mesures de lutte contre la flavescence dorée et son vecteur sont imposées à tout détenteur de vigne.
Les mesures de lutte en zones délimitées consistent, outre l’obligation de prospection, de signalement et d’arrachage des ceps symptomatiques, en l’obligation de réalisation de traitements insecticides contre le vecteur par des entreprises agréées et avec des produits phytopharmaceutiques autorisés pour cet usage, aux dates communiquées chaque année par la DRAAF.
La réussite de la lutte repose sur son caractère collectif. Ainsi, toute vigne située dans ces périmètres, qu’elle soit en pleine terre ou en pot, à destination de raisin de cuves, raisin de table ou ornementale (treille), détenue par un professionnel, une collectivité ou un particulier, est soumise aux mêmes obligations.
Les traitements obligatoires contre l’insecte vecteur
Conformément à l’arrêté du 27 avril 2021 du ministère chargé de l’agriculture, dans les zones où il n’est pas officiellement absent, la lutte contre l’insecte Scaphoïdeus titanus (cicadelle vectrice de la flavescence dorée) est obligatoire en pépinières viticoles et vignes mères de porte-greffe et de greffons (Vitis vinifera et autres espèces du genre Vitis) sur l’ensemble du territoire national.
Ces traitements antivectoriels sont également obligatoires dans les zones délimitées définies par arrêté préfectoral suite à la détection de la maladie.
Le nombre et les périodes de traitements sont définis chaque année par la DRAAF, sur la base d’une analyse de risque fondée notamment sur les résultats de suivis biologiques. Vous trouverez ci-dessous les dernières informations relatives à ces traitements.
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