Erwinia amylovora - Feu bactérien
Causée par la bactérie Erwinia amylovora, la maladie du feu bactérien peut gravement affecter les arbres fruitiers à pépins (pommier, poirier, néflier, cognassier) et les maloïdées d’ornement (cognassier du Japon, Cotoneaster, aubépine, Pyracantha, sorbier, alisier, Photinia davidiana, pommier et poirier d’ornement).
Les contaminations ont lieu le plus souvent à partir des fleurs ou des jeunes pousses herbacées. Les fleurs flétrissent et les pousses se courbent en forme de crosses. Les parties atteintes semblent avoir été brûlées d’où le nom de « feu » donné à la maladie. La maladie gagne ensuite les branches, puis les charpentières et enfin le tronc, pouvant alors entraîner la mort de la plante.
Originaire de l’Amérique du Nord, la maladie apparaît en Europe en 1957 et est détectée pour la première fois en France en 1972. Il n’est connu aucun produit phytosanitaire curatif contre le feu bactérien. Beaucoup de pays de l’Union européenne, dont la France, sont aujourd’hui totalement ou partiellement atteints.
Comment reconnaître la maladie ?
Considérant sa nuisibilité, le feu bactérien a été inscrit aux annexes IV et V du Règlement (UE) 2019/2072 du 28 novembre 2019 et à l’annexe IV de la Directive (UE) 2014/98 du 15 octobre 2014. En application de ces textes, pour que les plants de végétaux sensibles à la maladie puissent être mis en circulation, les sites de production des pépinières dont ils sont issus doivent faire l’objet d’au moins un examen visuel par an et tout plant porteur de symptômes, ainsi les végétaux hôtes situés à proximité doivent être immédiatement arrachés et détruits.
Afin de préserver les territoires de l’Union encore exempts de feu bactérien, la Commission européenne a reconnu des zones dites « protégées », c’est à dire indemnes vis-à-vis de cette maladie : Corse, Estonie, Finlande, Lettonie, certaines zones de l’Espagne, de l’Italie, etc.
Ainsi, si des plants sensibles sont destinés à être expédiés vers ces zones protégées, ils doivent en plus provenir de zones « tampons » d’au minimum 50 km², définies par arrêté préfectoral et soumises à des exigences phytosanitaires particulières complémentaires (point 9 de l’annexe X du Règlement (UE) 2019/2072/UE) : 2 examens visuels annuels de la parcelle de pépinière et des 500m environnants , absence de feu bactérien constatée depuis au moins un an dans la parcelle et dans les 500m autour, élimination des éventuels végétaux contaminés détectés dans la zone tampon, prélèvement et analyse de végétaux asymptomatiques.
L’introduction ou la circulation dans ces zones protégées de végétaux sensibles à la bactérie ne peut se faire que s’ils sont accompagnés d’un passeport phytosanitaire portant la mention spécifique « ZP Erwinia amylovora » ou « ZP ERWIAM » qui atteste que les végétaux concernés satisfont à ces exigences spécifiques.
La région des Pays de la Loire n’étant pas exempte de la maladie, des zones tampons ont été établies par l’arrêté préfectoral.