Qu’est ce qu’un projet alimentaire territorial (PAT) ?

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Qu’est ce qu’un projet alimentaire territorial ? (vidéo, durée : 2 min 32 s)

Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire

Les experts Alim’Agri

Qu’est ce qu’un projet alimentaire territorial ?

Viviane Valla, cheffe du bureau du pilotage de la politique de l’alimentation, direction générale de l’alimentation, ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire

Les projets alimentaires territoriaux, ce sont des démarches de terrain, volontaires, collectives. C’est un rassemblement d’acteurs intéressés par la question de l’alimentation, qui se regroupent, qui établissent un diagnostic du territoire, et qui recherchent et mettent en œuvre des solutions concrètes pour répondre à des problématiques locales.

Les projets alimentaires territoriaux peuvent s’étendre sur des échelles de territoire très différentes, de la petite commune à la grande région, en passant par les parcs naturels régionaux, les pays ou les départements.

À quels objectifs répondent les PAT ?

Les projets alimentaires territoriaux peuvent plutôt avoir une visée sociale, économique ou environnementale, mais généralement c’est la combinaison de plusieurs de ces aspects qui est traitée dans ces projets.

Par exemple, mieux préserver la biodiversité et la qualité de l’eau, ou autre exemple, redynamiser le tissu économique local, ou encore augmenter la part en produits bio et locaux dans les cantines.

Ce qui rassemble ces démarches, c’est leur caractère collectif, commun, et le fait qu’elles prennent compte le sujet de l’alimentation dans son ensemble, d’une manière globale.

Quel rôle joue le ministère ?

Le rôle du ministère de l’agriculture, c’est d’abord de donner un cadre national à ces initiatives de terrain. Ça peut prendre différentes formes, mais par exemple l’appel à projets national du Programme national pour l’alimentation fait un focus depuis deux sur les projets alimentaires territoriaux, et donne aux lauréats de la visibilité, en plus d’un soutien financier.

En 2017, un dispositif de reconnaissance a été créé, qui permet d’apposer un logo sur les documents de communication du projet ou sur son site internet, ce qui permet d’avoir au projet plus de légitimité, plus de visibilité.

États généraux de l’alimentation, quel changement ?

Les États généraux de l’alimentation ont confirmé le rôle moteur des projets alimentaires territoriaux dans le développement des territoires.

La feuille de route qui en est issue nous demande donc d’accélérer le développement de ces projets alimentaires territoriaux, en y développant les aspects environnementaux, de justice sociale, c’est-à-dire l’accès des personnes les plus vulnérables à une alimentation de qualité, et le lien entre l’alimentation et la santé.

Aujourd’hui, onze projets alimentaires territoriaux ont été reconnus par le ministère de l’agriculture comme des démarches abouties. On a une dizaine de dossiers en plus qui doivent être prochainement déposés pour obtenir cette reconnaissance.

Et sur le terrain, ce qu’on constate c’est qu’on a de très nombreuses initiatives qui sont en train d’émerger, qui sont en train de se développer. Ce qui est la preuve que les acteurs de terrain considèrent que ces démarches sont utiles, pour mieux produire et mieux s’alimenter.

Les projets alimentaires territoriaux s’appuient sur un diagnostic partagé faisant un état des lieux de la production agricole et alimentaire locale, du besoin alimentaire du bassin de vie et identifiant les atouts et contraintes socio-économiques et environnementales du territoire.

Élaborés de manière concertée à l’initiative des acteurs d’un territoire, ils visent à donner un cadre stratégique et opérationnel à des actions partenariales répondant à des enjeux sociaux, environnementaux, économiques et de santé.

Agriculteurs et producteurs : groupements de producteurs,groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE), coopératives… Collectivités territoriales, services de l'État financeurs (banques) Organismes d'appui et de recherche : Centres d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural (CIVAM),Chambres consulaires, instituts de recherche, associations, universités, parcs naturels régionaux (PNR)… Entreprises et coopératives de transformation, de distribution et de commercialisation: plateformes d'approvisionnement, supermarchés, gestionnaires de la restauration collective,artisans, grossistes… Acteurs de l'économie sociale et solidaire : producteurs, coopératives… Société civile : associations de consommateurs,associations de parents d'élèves…
Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire

L’alimentation devient alors un axe intégrateur et structurant de mise en cohérence des politiques sectorielles sur ce territoire.

Ces démarches territoriales peuvent être soutenues par des financeurs publics dont le ministère chargé de l’agriculture et de l’alimentation à travers les subventions du Programme national pour l’alimentation (PNA) via des appels à projets nationaux ou régionaux.


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